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Les anciens académiciens

Note préliminaire : les notices qui suivent n’ont pas toutes la même ampleur, loin s’en faut. C’est qu’il a parfois été extrêmement malaisé, pour le rédacteur, de retrouver les données de base et le parcours de certains anciens membres, surtout des premières promotions et dont plusieurs n’avaient appartenu à l’Académie que fort peu de temps ou dont le dossier archivé est fort lacunaire. Le développement plus ou moins bref d’une notice n’implique donc en aucun cas un jugement de valeur à l’égard de son titulaire. Le rédacteur tient d’ailleurs à remercier toutes les personnes qui lui ont obligeamment accordé leur aide pour retrouver la trace de ces anciens académiciens et des informations les concernant dans leurs différents pays.

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ACHEN, Sven Tito

Né à Buenos Aires (Argentine), le 29 juillet 1922 : décédé inopinément à Copenhague (Danemark), le 14 novembre 1986 : fils de Christian (von) Achen et de Hilleborg Schack : sans alliance.

Issu d’une famille bourgeoise d’Utrecht établie au Danemark depuis 1670, il avait travaillé dans ce pays et aux États-Unis avant de devenir collaborateur de la maison d’édition Politikens Forlag à Copenhague, pour laquelle il rédigea de nombreux ouvrages et manuels historiques. Passionné par l’héraldique, il devint un véritable spécialiste doué d’un réel talent de vulgarisateur et il joua ainsi un rôle de premier ordre dans la diffusion de cette science en Scandinavie. Il fut un des fondateurs en 1959, puis le président, de 1965 à 1976, de la Societas Heraldica Scandinavica et rédacteur du bulletin Heraldisk Tidsskrift.

Parmi ses nombreux travaux, on retient une bibliographie de la littérature héraldique danoise, un manuel sur les moyens d’identifier les armoiries anonymes (1972), Danske adelsvåbener. En heraldisk nögle (armorial de la noblesse du Danemark, 1973), Danemarks kommunvåbener (armorial des communes du Danemark, du Groenland et des Féroé, 1982) et un travail sur la symbolique du corps humain (1983). En 1980, il fut vice-président du XIVe congrès international des sciences généalogique et héraldique à Copenhague.

Sven T. ACHENétait membre de la section danoise du PEN Club. Il fut admis comme académicien par notre assemblée générale de novembre 1965. Le fauteuil n° 10 lui fut attribué en 1974.


ADAMS, Arthur

Né à Pleasantville (New Jersey), le 12 mai 1881 : décédé à Boston (Massachusetts) le 21 juin 1960 : fils de James R. Adams et de Marietta English : époux de E. Guerin Steelman : dont postérité.

Après des études très brillantes dans de grandes universités américaines, il fut nommé fort jeune bibliothécaire au Trinity College, dont il occupa une chaire à Hartford (Connecticut). Ordonné en 1909, il fut désigné comme aumônier du diocèse du Connecticut. Il s’inté-ressait à toutes les questions historiques et spécialement à la généalogie et à l’héraldique. Collaborateur de la Biographie américaine, il publia de nombreuses études et travaux de recherche historique. Le comité héraldique de la New England Historic Genealogical Society lui confia la charge de bibliothécaire et de secrétaire.

Son plus important travail fut la publication en 1941 des Cheshire Visitation Pedigrees (Harleian Publ. n° 93). On peut également citer ses articles sur l’héraldique dans le “Genealogical Magazine of New-Jersey” et dans le “Daughters of the American Revolution Magazine”,

Le professeur A. ADAMSavait été admis à l’A.I.H. le 31 mai 1952. Le fauteuil n° 5 lui fut attribué rétrospec-tivement en 1974.


de AYALA y SAAVERIO, Hector

Né à La Havane (Cuba), le 6 juin 1905 : décédé à Neuilly-sur-Seine, le 15 juillet 1985 : fils de Julian de Ayala de la Cruz Prieto, inspecteur général des Consulats, et de Maria Julia Saaverio y de Gabancho : époux de 1) Jeannine de Guiroye y Pedro, 2) AudreyCoryKilvert : sans postérité.

Il était docteur en droit, en sciences sociales, politiques et économiques, licencié en droit diplomatique et consulaire, ambassadeur de la République de Cuba en France, de 1951 à l’instauration du régime castriste. Il s’intéressait surtout à l’histoire diplomatique, généalo-gique et héraldique.

Admis à l’A.I.H. en mai 1952, il cotisa régulièrement jusqu’en 1971, mais ne semble pas avoir autrement participé aux activités de l’Académie et on le perdit complètement de vue après cela, au point que son décès ne fut connu qu’en 1988. On lui avait cependant attribué le fauteuil n° 44 en 1974.


BASCAPÉ, Giacomo Carlo

Né à Redavalle (Milanais), le 18 février 1908 : décédé à Milan, le 3 août 1993 : fils du dott. Claudio G. Bascapé et d’Angela Baldi : époux de Carolina Conti : dont postérité.

Lauréat ès lettres de l’Université de Pavie il s’établit à Milan où il dirigea la revue “Le vie dell’Oriente” et publié diverses études sur l’Europe orientale. Diplômé de l’Université catholique du Sacré-Cœur, en histoire, philologie, archivistique, paléographie et diplomatique, il devint en 1932 directeur de l’Archivio Storico dell’Ospedale Maggiore et conservateur de sa “Quadreria”. Professeur libre, il enseigna concurremment la paléographie et la diplomatique à l’Université. En 1943, il était parvenu à sauver des bombardements toute la partie historique des Archives.

Auteur fécond, sa bibliographie compte près de 270 titres, concernant la paléographie, la diplomatique, les ordres chevaleresques, l’héraldique et surtout la sigillographie, dont il publia le premier traité italien (I-1969 et II-1978). On citera spécialement un de ses derniers ouvrages, rédigé en collaboration avec le prof. dott. L. Borgia : Insigne e simboli, araldica pubblica e privata, medie-vale e moderna (1983). A la veille de son décès, il préparait encore une étude sur deux sceaux d’or milanais.

Contacté dès l’origine par le président fondateur, Giacomo BASCAPÉ était devenu membre de l’A.I.H. le 5 décembre 1949. Il collabora à la rédaction du Vocabulaire-atlas héraldique pour la langue italienne en 1952. Il démissionna au 31 décembre 1967, estimant que son âge ne lui permettait plus d’assurer sa participation aux activités des diverses sociétés savantes dont il faisait partie. En 1974, il fut considéré comme ayant occupé le fauteuil n° 11 aussitôt après le décès inopiné de D. Galbreath.


BERGHMAN, Gustaf Arvid

Né à Malmö (Suède) : le 26 février 1897 : décédé à Djursholm, le 8 juin 1961 : fils d’August Berghman, avocat, et d’Ida Rosqvist : époux de 1) Greta Lindenau-Nylander, 2) Alice Ewerlöf : sans postérité.

Après ses études à l’Université de Lund (candidature en philosophie et langues française et nordiques, histoire et littérature), il fit toute sa carrière au département étranger d’une compagnie d’assurances à Stockholm. En 1932 et pendant dix-huit ans, il fut attaché à l’Office héraldique d’Etat de Suède. Il fut également fonctionnaire à la Chancellerie des Ordres royaux de 1939 à 1947 et chef du bureau de comptabilité de la Cour en 1945.

Arvid BERGHMANcommença à s’intéresser à l’héraldique durant une convalescence dans les années 1925. Du fait de ses travaux et de ses publications à dater de 1929, il est devenu la personnalité la plus marquante de l’héraldique suédoise. Parmi ses publications, il faut citer celles concernant les ex-libris héraldiques, un Heraldiskt vademecum (1938, réédité en 1987), ainsi que ses armoriaux: le Svenska borgerliga släktvapen (1939) et le Borgerlig vapenrulla (1950), et aussi, paru entre-temps, son remarquable ouvrage sur les armoiries dynastiques et d’Etat: Dynastien Bernadottes vapen och det svenska riksvapnet (1944). Il avait également publié un recueil sur les ordres et décorations scandinaves: Nordiska riddarordnar och dekorationer (1949). Il était un membre fondateur de la Societas Heraldica Scandinavica et de la Société suédoise d’ex-libris.

Admis à l’Académie dès le 5 décembre 1949, on lui avait attribué rétrospectivement le fauteuil n° 12 en 1974.


BERRUTI, Aldo

Né à Venise (Italie), le 3 novembre 1899 : décédé à Rapallo, le 1er mai 1986 : fils de Giovanni Battista Berruti, chef d’orchestre, et d’Emma Pedrelli, époux de 1) Giuseppina Nicola ; 2) Ermenegilda Paliero : sans postérité.

Ingénieur industrriel, de formation, citoyen d’honneur de Vittorio Veneto, membre du Collegio Araldico de Rome, historiographe par goût personnel, il consacra vingt ans à des recherches sur les emblèmes de la ville de Tortone en Piémont, dont il a publié les résultats sous le titre Tortona Insigne en mai 1978.

Admis comme membre associé par l’assemblée tenue en Autriche en septembre 1970, il avait été promu académicien au fauteuil 59 lors de l’assemblée générale de Muttenz en octobre 1978.


 BIÉTRY, Fernand Léon

Né aux Verrières (Neuchâtel, Suisse), le 11 octobre 1896 : décédé à Sierre (Valais), le 1er juillet 1946 (56 ou 64 ???) : fils d’Auguste Biétry et de Marie Louise Lugan : époux de.... : dont postérité ?

Ingénieur civil des mines, ayant fait carrière en Ethiopie, en contact avec G. Stalins à propos de gravures héraldiques, il avait été admis à l’A.I.H. dès juillet 1950. Il a payé sa cotisation de membre en janvier 1951 et n’a plus donné signe de vie par la suite. On lui avait néanmoins attribué le fauteuil n° 38 à titre rétroactif en 1974.


BINAYÁN CARMONA, Narciso

Né à Buenos Aires (Argentine), le 24 septembre 1928 : fils de Narciso Binayán Valderrama et de Dolorès Carmona Zinny : sans alliance.

Journaliste, rédacteur de presse pour l’Instruction, la Justice et les Académies, ancien fonctionnaire aux archives de la Chambre des députés, vice-président du Centre argentin de recherches historiques, il est aussi membre de la Junta de Genealogia y Heraldica de Buenos Aires et de nombreuses associations historiques et culturelles sud-américaines. Spécialisé dans l’étude des emblèmes pré-colombiens, surtout incaïques, et de leurs prolongements dans l’héraldique des pays d’Amérique du Sud et aussi dans l’étude de l’histoire et des généalogies de l’ancienne Arménie, il a publié nombre d’articles sur ces questions. Membre du comité de rédaction de la revue internationale “Hidalguia” de Madrid, il a également été un des organisateurs du premier congrès international sud-américain de généalogie et d’héraldique à Sucre en Bolivie en 1998.

Admis en octobre 1964, on lui avait attribué le fauteuil n° 5 en 1974. L’assemblée générale d’août 1980 l’a considéré comme démissionnaire, vu l’absence d’intérêt qu’il manifestait à l’égard de l’A.I.H. depuis plusieurs années.


BIRK, Hans Dietrich

Né à Nagold (Wurtemberg), le 2 août 1916, décédé à Scarborough (Ontario, Canada), le 9 mai 1997 : fils de Georg Birk, chef forestier, et de Klara Hirzel : époux de Erika Kühne : dont postérité.

Il avait fait ses études en Suisse et en Allemagne. Petit-fils d’un historien, il s’est intéressé très tôt à l’héraldique. Après la seconde guerre mondiale, il avait été chargé des questions héraldiques au service de l’armée britannique d’occupation à Stade en 1945. Il travailla ensuite dans l’héraldique commerciale, puis il émigra en 1952 au Canada, dont il est devenu citoyen en 1958. Artiste héraldiste extrêmement doué, attaché aux Archives publiques à Ottawa, il mit sur pied à Toronto “The Armorial Heritage Foundation” afin de rassembler et de publier les armoiries des familles européennes établies au Canada et qui ne sont pas de souche française ou britannique. L’activité de cette fondation et la publication en 1984 de son Birk’s Armorial Heritage in Canada ont largement contribué à la création de l’Autorité héraldique du Canada, à laquelle il dédia The Heraldic/ Genealogical Almanac 1988, et dont il devint le graphiste en chef et le peintre héraldiste attitré. Il eut l’honneur d’être la première personne privée à se voir reconnaître officiellement ses armoiries par cette Autorité.

Récompensé par plusieurs prix en Allemagne (il s’est particulièrement intéressé à l’héraldique de la Maison de Wurtemberg, des Hohenstaufen, des Waldbourg, etc.) et au Canada, Hans BIRKétait Fellow de la Société héraldique du Canada et consultant en art héraldique de la New England Historic Genealogical Society.

Il avait été admis à l’Académie lors de l’assemblée générale de Copenhague en 1980 et promu académicien au fauteuil n° 6 par l’assemblée réunie lors du colloque de Bruxelles en 1985.


Baron von (aliasde)BODMAN, Albert

Né à Paris, le 28 avril 1887 : décédé à Baden-Baden (Bade-Wurtemberg), le 26 septembre 1976 : fils du baron Hermann von Bodman, officier de cavalerie, et de Valentine O’Neil de Tyrone : époux d’Inès Tromp : dont postérité.

Docteur en droit, ancien secrétaire général adjoint de l’Union pour la Société des Nations, il a été chargé de diverses missions pour cette organisation internationale. Il s’est particulièrement intéressé à l’héraldique du duché de Bade et de la Bavière. Il préparait en 1949 un armorial franco-badois avec Christian de Rendinger, travail qui ne semble pas avoir été mené à son terme.

En rapport avec Gaston Stalins dans le cadre de ce projet, il avait été admis à l’A.I.H. le 11 mai 1949. On le perd de vue après le décès du président-fondateur et il fut considéré comme démissionnaire au 31 décembre 1955. Le fauteuil n° 8 lui fut cependant attribué rétrospectivement en 1974.


BOUVIER, Maurice

Né à Paris en 1875 : décédé probablement à Chamonix après 1953. époux de... Neute.

Ancien officier du Génie, après une carrière professionnelle dans les mines puis les plantations en Algérie, en Andalousie et au Maroc, il se fixa à Chamonix après la guerre 1914-1918. Il était connu à l’époque pour ses études sphragistiques, héraldiques et généalogiques. Il s’était préoccupé spécialement de l’étymologie des partitions et figures du blason.

En relation avec Gaston Stalins dès 1947, membre de la Société française d’héraldique et de sigillographie, il fit partie de l’A.I.H. dès le 5 décembre 1949. On le perd de vue après octobre 1953 et il fut rayé de la liste des académiciens au 31 décembre 1961. Néanmoins, on lui attribua rétrospectivement le fauteuil n° 13 en 1974.


BOUVIER baron d’YVOIRE, Félix Albert

Né à Yvoire (Haute-Savoie) le 23 juin 1883 : y décédé le 4 avril 1958 : fils de François Bouvier baron d’Yvoire et de Marie Dallamel de Bournet : époux de Jeanne de Robien, dont postérité.

Isssu d’une ancienne famille au service des ducs de Savoie, il avait entièrement restauré le château de ses ancêtres à Yvoire en Chablais. Membre de l’Académie chablaisienne depuis 1918, il en était devenu le président en 1955. Historien et héraldiste, membre agrégé de l’Académie des sciences, lettres et arts de Savoie, il était aussi membre honoraire de la Société savoisienne d’histoire et d’archéologie de Chambéry. Il avait publié de nombreuses études sur l’histoire de la Savoie : il fut le continuateur de l’Armorial et nobiliaire de Savoie du comte Amédée de FORAS.

Reçu à l’A.I.H. à la date du 1er janvier 1953, on lui attribua rétrospectivement le fauteuil n° 38 en 1974.


BOWDITCH, Harold

Né à Boston (Massachussets), le 8 juin 1883 : décédé à Peterborough (New-Hampshire), le 6 août 1964 : fils d’Henry Pickering Bowditch et de Selma Knauth : époux de 1) Claire Sampson, 2) Nancy Brush, dont postérité des deux mariages.

Docteur en médecine issu de l’Université de Harvard. Intéressé par l’héraldique dès son jeune âge, il a publié de nombreux articles dans des revues spécialisées et notamment à la Rhode Island Historical Society. Il devint secrétaire du comité héraldique de la New England Historic Genealogical Society.

Il fut en rapport avec Gaston Stalins dès la mi-1949 et fut admis à la nouvelle A.I.H. le 5 décembre de la même année. On perdit tout contact avec lui à partir de fin 1954. On lui attribua néanmoins le fauteuil n° 14 en 1974.


BRUCKNER,AlbertTheophil

Né à Bâle (Suisse), le 13 juillet 1904 : décédé à Finkenberg (Autriche), le 10 décembre 1985 : fils du pasteur Albert Bruckner et d’Anna Maria Haase : époux de 1) Bertha Herbstreit, 2)ElisabethMitterer :dont postérité du second mariage.

Docteur en philosophie et lettres (histoire) issu des Universités de Lausanne, Bâle, Florence, Berlin, Munster et Cologne, professeur aux Universités de Bâle et de Berne, directeur des Archives d’Etat du canton de Bâle-Ville de 1961 à 1965. il était membre du comité de rédaction de la Société suisse d’héraldique et membre correspondant des Monumenta Germaniæ Historica. Il s’intéressait spécialement aux sceaux et aux drapeaux héraldiques.

Nommé le 9 juillet 1950, il cessa toute collaboration avec l’A.I.H. dès 1957 et fut considéré officiellement comme démissionnaire à fin mars 1966. On lui attribua rétrospectivement le fauteuil n° 40.


CAMBIN, Gastone Alberto

Né à Lugano (Tessin, Suisse) le 29 août 1912 : décédé à Breganzona, le 23 octobre 1991: fils de Georges Cambin et de Cécile Hauenstein : époux de Ada Wiedman : dont postérité.

De père français, de mère genevoise, tessinois par vocation, un temps architecte, puis dessinateur publicitaire, et aussi xylographe, il prit contact avec l’héraldique en 1937 lors de l’Exposition tessinoise d’art du XIXe siècle et contemporain et consacra désormais son talent artistique et sa curiosité intellectuelle à l’héraldique et à la généalogie du Tessin. Il créa en 1942 l’Institut tessinois d’héraldique. En 1953, il composa les drapeaux de toutes les communes du canton, puis l’Armoriale dei comuni ticinesi. Ont suivi les Sigilli politico-amministrativi delle terre ticinesi (1961), l’Armoriale ticinese (1961, 1962, 1966) Torri e castelli nell’araldica della regione lariana (1972), etc. Il dessina également des ex-libris et des timbres-poste héraldiques. Son ouvrage Le Rotelle milanesi (inventaire des boucliers milanais du XVe s.)obtint l’Ambrogino d’Oro de la ville de Milan et fut honoré du prix “La Madonnina” en 1988. À côté de l’héraldique, Gastone CAMBIN cultiva aussi la généalogie et publia le Codice genealogico ticinese en 1970.

Bourgeois de Lugano, de Genève et d’Unter-Enduingen (Argovie), directeur de l’Institut héraldique et généalogique de Lugano, membre du comité de la Société suisse d’héraldique, il organisa diverses manifestations de celle-ci au Tessin et fut rédacteur pour la langue italienne des “Archives héraldiques suisses”à partir de 1976, Il était aussi directeur et conservateur du musée militaire de Lottigna et des musées ethnographiques du Val de Blesio.

Il a été admis d’emblée comme académicien le 1er juin 1972, lors de l’assemblée de Liège. En 1974, on lui attribua le fauteuil n° 35.


CAMPBELL of INVERNEILL, Colin

Né à Edimbourg (Ecosse) le 30 décembre 1913, décédé à Waltham (Massachussetts) le 12 novembre 1998 : 2e fils de Duncan Campbell 8th of Inverneill et d’EthelWaterbury : sans alliance. Il était devenu le 10thof Inverneill au décès de son frère aîné en 1996

 Issu de l’Institute Carnal et du New College d’Oxford, il avait fait une brève carrière bancaire à New York. Consacrant ses loisirs à la généalogie et à l’héraldique, il est l’auteur de nombreuses publications sur l’héraldique écossaise et des différentes familles et branches Campbell en général. On citera aussi spécialement son analyse richement illustrée de The Scots Roll (A Study of a Fifteenth Century Roll of Arms) publiée par The Heraldry Society of Scotland en 1995. A quelques mois de son décès, il participait encore aux préparatifs de l’édition du Balliol Roll au sein du comité héraldique de la New England Historic Genealogical Society, dont il était membre depuis 1952.

Il était membre d’honneur de la Heraldry Society of Scotland, un temps fellow de la Society of Antiquaries of Scotland et aussi de la Heraldry Society (Londres).

Admis à l’A.I.H. en 1964, le fauteuil n° 26 lui avait été attribué en 1974.


de CAMPOS e SOUZA, José Augusto de MACEDO

Né à Lisbonne, le 3 juin 1907 : décédé à Lisbonne le 21 décembre 1980 : fils de Augusto de Campos e Souza et d’Amélia de Macedo : époux de Maria de Medeiros Coelho Mourão : dont postérité.

Après des études médicales et coloniales, il avait fait une carrière militaire. Il était secrétaire général de l’Association des archéologues portugais, chancelier de l’Institut portugais d’héraldique et fut, par deux fois, membre du Conseil de noblesse du Portugal (1954-1957 et 1968-1969). Il s’intéressait spécialement à l’héraldique ecclésiastique et militaire, ainsi qu’à la vexillologie : il fut ainsi directeur du cabinet d’héraldique au sein de l’Etat-major de l’Armée portugaise. Dès 1933, il avait commencé à publier divers travaux héraldiques. En 1958, il avait obtenu le “Prix Duchesne” de l’Instituto internacional de genealogía y heráldica (Madrid). En 1962, il publia Loiça brasonada, étonnant recueil consacré aux assiettes armoriées dont il était le plus grand collectionneur de son pays.

Il avait été reçu académicien par l’assemblée générale réunie à Bruxelles le 13 septembre 1969. Le fauteuil n° 33 lui fut attribué en 1974.


CHANDON de BRIAILLES, René Claude Marie François, comte pontifical.

Né à Paris, le 30 juin 1892 : décédé à Chaources (Aude) le 9 février 1953 : fils de Frédéric Chandon de Briailles et de Marie-Charlotte Vyan de Baudreuil de Fontenay : sans alliance.

Licencié ès lettres et en droit, ancien président de la Société académique de l’Aude. associé correspondant de la Société nationale des antiquaires de France, membre de la Société française de numismatique, il a publié d’importants travaux sigillographiques, dont Les Bulles de l’Orient latin. Il s’intéressait aux marques et insignes des Croisades et s’était spécialisé dans l’étude des aspects les plus anciens de l’héraldique. A son décès, il était maire de Chaources et conseiller général de l’Aude.

Approché par Gaston Stalins en mars 1950, il avait été admis à l’A.I.H. en juillet de la même année. En 1974, on lui attribua rétrospectivement le fauteuil n° 15.


COLE SirAlexander Colin

            Né à Londres (Angleterrre), le 16 mai 1922 : fils du capitaine Edward H. Cole et de Blanche Wallis : époux de Valerie Card : dont postérité.

Après des études au Dulwich College de Londres et au Brasenose College à Oxford, il entama une carrière militaire: capitaine aux Coldstream Guards pendant la guerre, major d’artillerie, lieutenant-colonel du Queen’s Regiment. Puis il passe au barreau d’Inner Temple en 1949. Il entra ensuite au College of arms en 1953 comme Fitzalan Pursuivant extraordinary : successivement Portcullis Pursuivant, Windsor Herald, il succéda à Sir Anthony WAGNER comme Garter Principal King of Arms en octobre 1978, charge dont il démissionna en 1992.

Il était lord des manoirs de Herringshall, Dykewood et Curesons, membre de la Harleian Society et de la Heraldry Society, conseiller héraldique de la Monumental Brass Society, secrétaire du College of Arms Trust, membre de la cour du Common Council de la cité de Londres, sheriff de la Cité en 1976-1977, etc. Il fut l’auteur des Visitations of London (1568) and Wiltshire (1623) et d’innombrables études et articles publiés dans les revues anglaises, notamment dans le “Coat of Arms”: The Venetian Ambassadors Augmentation (1954), Devises and Arms during the 15th Century (1957).

Admis comme académicien par l’assemblée de Genève du 13 octobre 1973, titulaire du fauteuil n° 4 l’année suivante, il présenta sa démission au 31 décembre 1996.


DENHOLM-YOUNG, Noël

Né à Liverpool (Angleterre), le 5 janvier 1904 : décédé à Llandudno (Nd. Galles), le 30 juin 1975 : fils de John Denholm-Young, architecte naval, et de MiaPhillips : sans alliance.

Docteur ès lettres issu de l’Université d’Oxford, lecteur en histoire médiévale et paléographie à l’University College of North-Wales, Bangor, conservateur des manuscrits occidentaux à la Bibliothèque Bodléienne, il avait lancé les Collected Papers on Medieval Subjects (1946, rééd. 1969). Si sa santé le contraignit à prendre prématurément sa retraite, il n’en continua pas moins à publier : il déploya notamment toutes ses connaissances sur la classe des chevaliers anglais dans History and Heraldry 1254-1310 - A Study of the Historical Value of the Rolls of Arms (1964) ainsi que dans The Country Gentry in the 14th Century with Special Reference to Heraldic Rolls of Arms (1969), où il ouvrit des horizons nouveaux sur le sujet.

Admis d’emblée comme académicien par l’assemblée du 13 octobre 1973, on lui avait attribué le fauteuil n° 71 l’année suivante.


DENNYS, Rodney Onslow.

Né à Ipoh (Malaisie britannique), le 16 juillet 1911 : décédé à Pembury (Kent), le 13 août 1993 : fils de Frederick Dennys et de Florence de Paula : époux d’Elizabeth Greene (sœur de l’écrivain Graham Greene) : dont postérité.

Après des études à la Canford School (Dorset) à la London School of Economics, il avait entamé sa carrière en 1937 au Foreign Office, en poste à la Haye puis premier secrétaire d’ambassade à Istanbul et à Paris. En 1958, il était entré au College of Arms à Londres, où il fut successivement Rouge Croix Pursuivant en 1961, Somerset Herald en 1967 et enfin, après sa retraite en 1981, Arundel Herald Extraordinary. En 1983, il devint directeur du Musée des hérauts d’armes à la Tour de Londres.

Auteur de nombreux articles héraldiques et généalogiques dans diverses revues, il avait collaboré aussi à Royal and Princely Heraldry in Wales. Il est l’auteur du remarquable ouvrage consacré aux êtres fabuleux dans l’héraldique The Heraldic Imagination (1974).

Rodney DENNYS avait été admis comme associé de l’A.I.H. par l’assemblée de Genève le 13 octobre 1973 : il fut promu académicien lors de l’assemblée d’Oxford le 5 septembre 1976 au fauteuil n° 71.


von (oude) FELS, Hans Richard

Né à Saint-Gall (Suisse), le 19 mars 1904 : décédé à Commugny (Vaud), le 11 mai 1983: fils de Hermann Fels et de Bertha Becker : époux d’Yvette de Craen von Haeften : dont postérité.

Après des études à Genève et à Florence, il sortit docteur en médecine de l’Ecole cantonale de Saint-Gall. Issu d’une famille de Junkers venus du Val d’Aoste, il avait la passion de l’histoire familiale. L’héraldique était le complément obligé de cette passion. Membre du comité de la Société suisse d’héraldique dès 1944, il en fut ensuite vice-président, puis le président de 1952 à 1968. C’est sous cette présidence que fut créé le bulletin international Archivum heraldicum. En 1968, il avait organisé le IXe congrès international des sciences généalogique et héraldique à Berne et il fut président du bureau permanent des congrès de 1968 à 1972.

Le dr de FELSavait publié les St. Galler Adels- und Wappenbriefe (1939), le Wappenbuch der Stadt St. Gallen (1952), ainsi que de nombreuses études dans les “Archives héraldiques suisses” et dans des revues cantonales.

Conseiller de la Bourgeoisie de Saint-Gall, membre du conseil social suisse des Sciences humaines, il avait été admis à l’Académie le 15 février 1953. En 1974, on lui attribua le fauteuil n° 6 du fondateur Gaston Stalins.


FERNÁNDEZ de RECAS, Guillermo Sergio

Né à Mexico (Mexique), le 20 septembre 1894 : y décédé le 14 juin 1965 : fils de Justino Fernández et de Sergia García Izquierdo : époux de LucreciaVelarde : dont postérité.

Il avait occupé divers postes dans l’administration, au Musée national et la chaire de généalogie et d’héraldique à la Faculté de philosophie et lettres de l’Université nationale. Auteur d’ouvrages de valeur sur les caciques et les conquistadors de la Nouvelle-Espagne ainsi que sur les candidats américins aux charges du Saint-Office, il avait été nommé directeur de la Bibliothèque nationale mexicaine au début de l’année 1965.

Membre de l’Instituto internacional de Genealogia y heraldica de Madrid, il avait été admis à l’A.I.H. le 5 avril 1965, deux mois avant son décès inopiné. Le fauteuil n° 24 lui fut néanmoins attribué en 1974.


GALBREATH, Donald Lindsay

Né à Newark (Ohio), le 19 mai 1884 : décédé à Londres, le 2 novembre 1949, sans postérité.

D’origine anglo-écossaise, il fit ses études aux Etats-Unis où il était né, puis en Allemagne et se fixa en Suisse en 1909, où il exerça la profession de dentiste. Reconnu comme le maître incontesté de l’héraldique européenne, il avait pris une part active à tous les travaux de la science du blason. La Société suisse d’héraldique en avait fait son secrétaire général en 1945, puis son vice-président en 1947 : il était membre correspondant de toutes les sociétés héraldiques importantes : il avait été également reçu à la Société des Antiquaires de Londres. Parmi ses nombreuses publications, on se contentera de citer ici le Manuel d’héraldique (1922), le Handbuchlein der Heraldik (1931) et le Manuel du blason (1942 et plusieurs fois réédité), l’Armorial vaudois (1937), etc. ainsi qu’un traité d’héraldique ecclésiastique dont la première partie parut en 1930. Ses contributions aux Archives héraldiques suisses se sont poursuivies de 1917 à son décès : sa bibliographie complète y a été publiée dans le n° IV 1949.

Reçu à l’A.I.H. dès juillet 1949, il décéda d’une crise cardiaque en novembre lors d’un voyage en Angleterre. Le premier fauteuil n° 11 lui fut attribué en 1974.


GALL, Franz

Né à Korneuburg (Autriche), le 17 août 1926 : décédé inopinément à Trente (Italie), le 22 juillet 1982 : fils du Dr. Adolf Gall, Oberlandesgerichtsrat, et d’Antonia Michel : époux de Margarete Jestl, dont postérité.

Docteur en philosophie en 1951, diplômé de l’Institut autrichien de recherches historiques, directeur des archives de l’Université de Vienne en 1953, il fut nommé professeur extraordinaire de l’Université en 1965. Membre du bureau de la société héraldique et généalogique “Adler” de 1956 à 1973 et rédacteur de sa revue Adler de 1956 à 1964, il publia dans ce bulletin nombre de communications et 80 recensions et notices. Il fut le secrétaire général du Xe congrès international des sciences généalogique et héraldique à Vienne en 1970.

Le Dr. GALLavait publié Die Insignien der Universität Wien 1365-1965, lors du 600e anniversaire de cet établissement : également Wiener Wappen (1964), Österreich und seine Wappen (1966) et surtout le remarquable manuel Österreichische Wappenkunde (1977). Il avait été admis comme académicien à l’A.I.H. le 5 avril 1965 et le fauteuil n° 23 lui fut attribué en 1974.


GORINO - CAUSA (*), Mario Lorenzo Carlo Giovanni Federico Giacchino

Né à Turin (Piémont, Italie), le 8 septembre 1905 : y décédé le 19 novembre 1962 : fils de Gabriele Gorino, ingénieur, et de Giuseppina (des marquis) Causa : sans alliance.

(*) Né Mario Gorino, il avait été autorisé à porter le nom de Gorino-Causa par décret royal du 22 juillet 1932

Après des études de droit, il se consacra à l’enseignement du droit ecclésiastique et devint, en 1939, professeur à la Faculté de droit de l’Université de Turin. Nommé membre de la Commission héraldique du Piémont, il était aussi membre de la Députation subalpine d’Histoire. Il était l’auteur de nombreux articles de valeur juridique, nobiliaire et héraldique (civile et ecclésiastique) dans des publications spécialisées. Le Collegio Araldico de Rome, dont il était membre correspondant, faisait souvent appel à son érudition.

Admis comme membre de l’A.I.H. dès décembre 1949 il participa à la rédaction du Vocabulaire-atlas héraldique édité en 1952, mais on perdit tout contact avec lui après mai de cette année-là. Le fauteuil n° 16 lui fut néanmoins attribué rétrospectivement en 1974.


GRANT, Sir James Monteith

Né à Edimbourg (Ecosse), le 19 octobre 1903 : y décédé le 1er décembre 1981: fils de .... et de .... : sans alliance.

Juriste, admis à la Lyon Court d’Écosse en 1927 comme “Writer of the Signet”, puis Marchmont Herald, il était devenu Lord Lyon roi d’armes d’Ecosse en 1969.

Il avait été admis comme tel à l’A.I.H. par l’assemblée de Turin, le 26 juin 1971 et le fauteuil n° 66 lui fut attribué en 1974.


GRAY, Terence James Stannus

Né à Felixtowe (Irlande), le 14 septembre 1895 : décédé à Monaco, le 5 janvier 1986 : fils de Sir Harold Gray of Graymount, et de Rowena of Maghraleave : époux de Natalie princesse Bagration d’Imérétie : dont postérité.

Après des études à Monte-Carlo, à Eton et au Magdalena College de Cambridge, il fut d’abord archéologue et explorateur en Egypte et au Moyen-Orient. S’intéressant à la science du blason, et aux grandes familles nobles (Grimaldi, Bagratides, etc.), il devint ensuite conseiller héraldique auprès du Genealogical Office de la République d’Irlande et conservateur du Musée héraldique de Dublin. Du fait de son mariage, il était devenu rapporteur au comité historique et généalogique du Conseil Bagration.

En rapport avec Gaston Stalins dès 1950, il avait été admis à l’Académie en mai 1952. On lui attribua le fauteuil n° 34 en 1974.


(von) GROSSCHMID - ZSÖGÖD, Géza Benjamin Ludwig Adalbert Maria

Né à Budapest (Hongrie), le 29 octobre 1918 : décédé à Pittsburgh (Pennsylvanie), le 27 novembre 1992 : fils de Ludwig von Grosschmid et de Jolàn Szitanyi von Szitàny : sans alliance.

Diplômé de l’Université Pazmany Peter de Budapest, il avait poursuivi ses études en Angleterre, en France et en Allemagne. Agent administratif de l’UNRRA et de l’IRO, installé aux Etats-Unis dès 1947, il fut nommé professeur d’économie à l’Université Duquesne de Pittsburgh l’année suivante et y termina sa carrière.

Il s’intéressait particulièrement aux Ordres chevaleresques religieux (il était chevalier de Malte) et à l’héraldique ecclésiastique. Il avait notamment présenté une communication au IVe congrès international des sciences généalogique et héraldique à Bruxelles, en 1958, sur l’héraldique de l’Eglise américaine contemporaine et publié aux Etats-Unis un ouvrage de vulgarisation: The Pageant of Heraldry.

Membre de l’Académie en mars 1957 pour représenter la Hongrie, le fauteuil n° 29 lui avait été attribué en 1974.


HORSTMANN, HansFriedrich Wilhelm

Né à Munster (Westphalie), le 5 juin 1901 : décédé à Munster, le 17 mars 1983 : fils de Leopold Horstmann et d’Ottilie Grimme : époux de Marianne Schräder : dont postérité.

Il avait fait des études en droit et en sciences politiques. Successivement membre du magistrat de Herne (Westphalie (1928-1939), second bourgmestre de Liegnitz (Basse-Silésie (1940-1945), conseiller d’administration de 1ère classe à Cologne (1948-1950), il termina sa carrière en 1959 comme second bourgmestre de Trêves (Rhénanie-Palatinat).

Hans HORSTMANNs’intéressait aux divers aspects de l’héraldique allemande, municipale et personnelle, mais aussi et surtout à l’histoire ancienne des drapeaux et pavillons en général. Il avait commencé à publier des études et des monographies détaillées sur ces sujets dès 1924. En 1973, le “Prix São Payo”de l’Académie lui fut d’ailleurs attribué pour son ouvrage Vor- und Frühgeschichte des europäisches Flaggenwesens (1971).

Membre du bureau du “Herold” à Berlin, membre de l’association “Zum Kleeblatt” à Hanovre, membre correspondant du “Adler” à Vienne, il était également membre d’honneur de la “Trierer Gesellschaft für nützliche Forschungen” à Trêves, la plus ancienne société scientifique d’Allemagne. Il avait été reçu à l’A.I.H. par l’assemblée du 7 novembre 1965. Le fauteuil n° 50 lui fut attribué en 1974.`


HUART, Albert

Né à Namur (Belgique), le 24 avril 1882 : décédé à Jambes (Namur), le 9 janvier 1964 : fils Louis Huart, avocat, et d’Elise Brabant : sans alliance.

Docteur en droit, un temps auditeur militaire, il avait commencé très jeune à s’intéresser à l’héraldique, notant aux armoiries sculptées ou gravées, aux vitraux armoriés dans les châteaux, les églises, les fermes et les cimetières de sa région. Il eut très tôt l’idée d’un grand armorial du Namurois et il avait dessiné dès 1905 les armoiries illustrant un ouvrage surLes échevins de Namur. Pendant près de cinquante ans, il dépouilla tous les fonds d’archives namurois susceptibles de contenir des armoiries, du Moyen Age à la fin de l’Ancien Régime.

Ses compétences d’héraldiste et de sigillographe lui valurent d’être élu membre de l’Académie royale d’archéologie de Belgique, aux publications de laquelle il contribua souvent. Il a également publié un certain nombre d’articles à sujet héraldique ou sigillographique dans l’Annuaire de la Noblesse belge et dans les Annales de la Société archéologique de Namur. A la fin de sa vie, d’Albert HUARTrenonça à publier son œuvre magistrale et légua son énorme documentation à la bibliothèque héraldique du ministère des Affaires étrangères, à l’intention du Conseil héraldique et des chercheurs qualifiés. Une analyse de ce fonds a été présentée par H. Douxchamps lors du 4e Colloque international d’héraldique à Bruxelles en 1985.

Il avait été admis à l’A.I.H. le 30 avril 1954. Le fauteuil n° 15 lui fut attribué rétrospectivement en 1974


INNES of LEARNEY, Sir Thomas, baron of Learney, Kinnairdy and Yeochrie

Né à Aberdeen (Écosse), le 26 août 1893 : décédé à Edimbourg, le 16 octobre 1971 : fils de Francis Innes of Learney, lieutenant-colonel, et de Margaret Irvine-Fortescue : époux de Lady Lucy Buchan (des comtes) of Caithness : dont postérité.

Avocat dès 1922, il entra à la Cour du Lord Lyon comme Carrick Pursuivant en 1926, Albany Herald en 1935, et il fut nommé Lord Lyon roi d’armes d’Écosse et secrétaire de l’Ordre du Chardon en 1945. Il fut vice-président du VIe congrès international des sciences généalogique et héraldique à Edimbourg en 1962. Il démissionna de ses fonctions officielles en 1969.

Gaston Stalins l’avait inscrit à l’A.I.H. comme académicien “correspondant” pour l’Écosse en février 1953. Défenseur convaincu de la théorie écossaise selon laquelle les seules véritables armoiries sont celles de la noblesse, Sir Thomas ne paraît avoir déployé aucune activité dans le cadre de l’Académie. Néanmoins, le fauteuil n° 16 lui fut attribué à titre rétroactif en 1974.


JONES,Evans J.

Né à Fendale (Galles), le 30 novembre 1891 : fils de... et de ... Jones.

Après des études universitaires, et un doctorat en littérature à l’Université du Pays de Galles, il devint professeur de pédagogie et doyen de la Faculté d’éducation à l’University College de Swansea. Epris d’histoire et d’héraldique, il leur a consacré tous ses loisirs. Ses publications savantes concernent tant la pédagogie que l’histoire, l’héraldique et les questions galloises.

Entré en relation avec Gaston Stalins en 1949, il avait été admis à l’Académie dès décembre de cette année. Sans nouvelles de lui depuis plusieurs années, l’assemblée du 26 juin 1971 l’a considéré d’office comme démissionnaire. On lui attribua rétrospectivement le fauteuil n° 19 en 1974.


JONES, Francis

Né à Trevine (Pembrokeshire) le 5 jui!llet 1908 : décédé à Carnbarthen (...) le 18 décembre 1993 : fils de James Jones et de Martha.... : époux d’Ethel Charles, dont postérité.

Master of Arts h.c. de l’Université de Galles, ancien officier, archiviste de comté, assistant au département des manuscrits et archives de la Bibliothèque nationale de Galles, rédacteur au cabinet d’Histoire militaire à Londres, archiviste du comté de Carmarthen. Il est l’auteur de nombreux articles sur l’héraldique, la généalogie et l’histoire sociale galloises publiés dans des revues spécialisées. Il donna également des causeries sur des sujets héraldiques à la B.B.C. Il était aussi président de la Cambrian Archaeological association à Cardiff en 1985-1986.

Nommé Wales Herald Extraordinary au College of Arms en 1963, il fut admis en cette qualité comme académicien par l’assemblée de Paris du 22 juin 1966. Il a été considéré comme démissionnaire d’office par l’assemblée de Turin du 26 juin 1971. Le fauteuil n° 35 lui fut attribué rétrospectivement en 1974.


Vicomte de JONGHE d’ARDOYE, Fernand-Georges-Léon-Hubert-Ghislain

Né à Saint-Gilles (Bruxelles), le 7 juin 1911 : décédé à Bruxelles, le 5 janvier 1989 : fils du vicomte Théodore de Jonghe d’Ardoye et de la comtesse Marguerite d’Arschot Schoonhoven : époux de la comtesse Irène Cornet de Ways-Ruart : dont postérité.

Administrateur de sociétés du fait de sa parenté et de ses relations, mais passionné personnellement par les questions héraldiques et nobiliaires, il avait passé ses loisirs à réunir et à classer systématiquement au cours des années une documentation considérable sur ces sujets. Une documentation qu’il mettait obligeamment à la disposition tant des chercheurs que des personnes aux prises avec des litiges en ces domaines. Sa bibliothèque fut dispersée en vente publique en 1998 et une partie de sa documentation, spécialement celle consacrée au Brabant, fut déposée à l’Office généalogique et héraldique de Belgique à Bruxelles.

Membre (depuis 1955) et président (de 1984 à 1986) du Conseil héraldique de Belgique, président de la section héraldique de l’Association de la noblesse du Royaume de Belgique, bailli grand-croix d’honneur et de dévotion de l’Ordre de Malte, le vicomte de JONGHEfut successivement le chancelier et le président de l’Association belge des membres de cet Ordre.

Il avait été contacté par Gaston Stalins en novembre 1949 et immédiatement admis comme membre de l’Académie dès le mois suivant. Le fauteuil n° 20 lui fut attribué en 1974.


KITTEL, Erich Hermann Karl

Né à Budweis (act. Ceske Budejovice, Bohême), le 30 décembre 1902 : décédé à Detmold (Westphalie), le 19 août 1974 : fils d’Hermann Kittel, pasteur, et d’Annazur Nieden : époux de Bertha Marsch : dont postérité.

Il avait fait des études de droit à Greifswald puis à Tubingen, d’histoire, de langues germaniques, de latin et de théologie à Berlin. Promu docteur en philosophie et agrégé de l’enseignement supérieur, il devint collaborateur des Monumenta Germaniæ Historica et archiviste au Preussische Geheim Staatsarchiv, puis au Brandeburgisch-Preussische Hausarchiv, d’où il est passé aux Archives d’Etat à Wiesbaden. Il enseigna aussi l’héraldique et la sigillographie à l’Institut des sciences archivistiques à Berlin. Après la guerre, il entra comme conseiller-archiviste à Osnabrück, puis fut appelé à diriger le Landesarchiv et la Landesbibliothek et, enfin, la Staatliche Büchereistelle de Detmold. Auteur du Brandenburgische Siegel und Wappen, on lui est redevable aussi d’un certain nombre d’études héraldiques et sigillographiques publiées dans diverses revues spécialisées.

Membre correspondant du “Herold” de Berlin depuis 1937 et du “Adler” de Vienne depuis 1960, il avait été admis comme académicien par l’assemblée générale de Bruxelles, le 13 septembre 1969. On venait de lui attribuer le fauteuil n° 13 à la veille de son décès en 1974.


KLIMKEVICH, Roman

Né à Frydrychiwka (Ukraine), le 9 mai 1920 : décédé probablement à Miami (Floride) avant 1978 : fils de Michael Klimkevich, mag. jur. et d’Irène Schmigelsky : époux de Natalie Lakowitsch : postérité ?

Il avait fait des études universitaires commerciales et diplomatiques à Lwów puis à Vienne. En 1952, il émigra aux Etats-Unis, où il fit carrière dans la banque. Il s’intéressait spécialement à l’héraldique, à la vexillologie et à la sigillographie ukrainiennes, ainsi qu’aux monnaies des régions de la Mer Noire, d’Europe sud-orientale et du Proche-Orient. En 1963, il avait fondé en Floride la Société généalogique et héraldique ukrainienne. Il a publié, dans des revues américaines, de nombreux articles sur les armoiries, sceaux et drapeaux des provinces et localités ukrainiennes, ainsi sur les armoiries de personnes physiques et morales de l’Ukraine tant occidentale qu’orientale.

Admis par le bureau en mars 1967, il avait été confirmé comme académicien par l’assemblée générale de Zurich le 3 septembre suivant. Le fauteuil n° 60 lui avait été attribué en 1974. Sans nouvelles de lui, le bureau, réuni à Muttenz le 13 octobre 1978, l’a considéré comme démissionnaire d’office.


KORN, Hans-Enno

Né à Marburg an der Lahn (Hesse), le 12 juillet 1934 : y décédé le 18 septembre 1985 : fils du Dr. Otto Korn, conseiller d’archives d’Etat, et d’Elisabeth Hibben : époux de Gunthild-Elisabeth Heydt : dont postérité.

Il avait fait des études aux Universités de Munster, Fribourg, Göttingen et Rome (histoire et sciences auxiliaires, langue et littérature allemandes) et à la Scuola Vaticana di Paleografia e Diplomatica. Sa thèse de doctorat présentée en 1962 à Göttingen est restée une référence incontournable : Adler und Doppeladler - Ein Zeichen im Wandel der Geschichte. Depuis 1966, il était conseiller archiviste de 1e classe aux Archives d’Etat de Hesse à Marbourg et professeur à l’Archivschule de cette ville et aussi chargé de cours aux Universités de Marbourg et de Giessen. En 1973, il fut amené à diriger la section “Armoiries, drapeaux et sceaux municipaux” aux Archives d’État de Marbourg. En 1975, il y avait organisé l’exposition “Otto Hupp 1859-1949” dont il rédigea le catalogue. Il a rédigé de nombreux articles dans diverses publications allemandes d’histoire et d’archives.

Membre du “Herold” de Berlin, élu premier président de la Verein für Hessische Geschichte und Landeskunde en mai 1976, il avait été admis comme associé par l’assemblée générale de l’A.I.H. à Oxford, le 5 septembre de la même année. Nommé responsable de la commission de bibliographie, il fut promu académicien lors du colloque de Muttenz le 14 octobre 1978 au fauteuil n° 60.


KRAG, Hans

Né à Kristiania (Oslo, Norvège), le 24 décembre 1904 : décédé à Lastad (Søgne), le 25 janvier 1984 : fils de Thomas Krag, écrivain et poète, et de Ida Nielsen : époux d’Else Fingalsen : dont postérité.

Après ses études commerciales, il collabora à divers journaux en tant que critique littéraire. Dès sa jeunesse, il s’enthousiasma pour l’héraldique et, accessoirement, la généalogie. Membre actif de la Societas heraldica scandinavica, il est le véritable fondateur des études héraldiques en Norvège, rassemblant et classant de nombreuses marques et armoiries de famille des XVIIe et XVIIIe siècles et publiant de nombreux articles généalogiques et héraldiques dans le “Norsk Slektshistorisk Tidsskrift” d’Oslo et le “Heraldisk Tidsskrift” de Copenhague. Il avait aussi rédigé et édité les deux volumes du Norsk Heraldik Mønstring fra Frederik IV.s Regjeringstid 1699-1730 (1- Drøbak 1942, 2- Kristiansand 1955).

Admis comme académicien représentant la Norvège dès décembre 1949. On lui attribua le fauteuil n° 22 en 1974.


LOCATELLI, Carlo

Né à Milan (Italie), le 5 novembre 1905 : y décédé le 26 février 1999 : fils de Giovanni Locatelli et d’Annunciata Gianetti : sans alliance.

Docteur en droit de l’Université catholique de Milan, il exerça la profession de notaire en cette ville. Membre de la Société historique lombarde, il se passionnait spécialement pour l’héraldique napoléonienne en France et en Italie, sur laquelle il publia une importante étude dans la “Rivista araldica” de 1932 à 1935: L’araldica e il sistema dell’Im-pero napoleonico. Il collabora également à l’élaboration de tableaux généalogiques et héraldiques des descendances féminines des familles princières et ducales italiennes, en ce compris les innombrables descendances des familles napolitaines et siciliennes.

Il avait été proposé d’emblée comme académicien par le bureau réuni à Paris le 13 mars 1969 et officiellement admis par l’assemblée de Bruxelles du 13 septembre de la même année. Le fauteuil n° 3 lui fut attribué en 1974. Lors de son récent décès, il était le doyen d’âge de l’A.I.H.


LONDON, Hugh Stanford

Né à Rhyl (Galles), le 3 avril 1884 : décédé à Bixted (Sussex) le 20 janvier 1959 : fils de Sir Edgar Stanford London et de Marion Luff : époux d’Edith Wilkins : sans postérité.

Il avait fait une carrière consulaire de 1908 à 1944, passant par Zanzibar, Alger, Genève, Managua, Marseille, Quito, La Nouvelle-Orléans et Paris. L’héraldique fut toujours son passe-temps favori : il dessinait admirablement bien. On lui doit de nombreuses études et une série de communications intéressantes, notamment sur l’histoire des hérauts anglais, dans des périodiques spécialisés. Il fut membre de la Royal Commission on Historical Monuments, du comité héraldique de la Société des Antiquaires à Londres et du conseil de la Harleian Society, et aussi le rédacteur adjoint du New Dictionary of British Arms. Il avait été nommé Norfolk Herald Extraordinary en 1953.

Membre de la Société suisse d’héraldique et de la Société française d’héraldique et de sigillographie, il fut reçu comme membre anglais de l’A.I.H. dès décembre 1949 et le fauteuil n° 25 lui avait été attribué rétrospectivement en 1974.


MacLYSAGHT,Edward Edgeworth Anthony of (1921)

Né en mer en 1887 : décédé à Blackrock (Dublin) le 4 mars 1986 : fils de Thomas Lysaght et d’Emily Moss : époux de 1) Maureen Pattison, 2) Mary F. Cunneen : dont postérité des deux mariages.

Docteur ès lettres de l’Université nationale d’Irlande, il a été membre de la Convention irlandaise et du Sénat d’Irlande. Après une brève carrière en Afrique du Sud, il devint inspecteur de la commission des manuscrits à la Bibliothèque nationale, en 1939 et fut promu conservateur des Manuscrits en 1949. Entre-temps, en 1943, il avait été nommé Chief Herald et Genealogical Officer à l’Office d’Armes, fonction qu’il abandonna à l’âge de la retraite en 1954.

Admis comme représentant de l’Irlande à l’A.I.H. en décembre 1949, il avait activement participé à la conception du sceau de celle-ci. Il démissionna à la date du 13 octobre 1964. Le fauteuil n° 24 lui fut attribué rétrospectivement en 1974.


MAES, Louis-Théo

Né à Den Dungen (Brabant septentrional, Pays-Bas), le 5 décembre 1918 : décédé accidentellement à Sint-Job-in-’t Goor (Anvers, Belgique). le 11 août 1978 : fils de Cesar Maes et de Clara Vercammen : époux de Stéphanie Van Daele : dont postérité ?

            Docteur en droit, maître en histoire, spécialisé dans l’histoire de la justice et du droit, il fut amené à s’intéresser au droit héraldique et en particulier à, celui de l’ancienne seigneurie de Malines, dont sa famille était originaire. Il était membre de la Commission pour l’édition des anciennes lois et coutumes de la Belgique et secrétaire de la “Revue d’histoire du droit”. Membre fondateur et secrétaire de l’Association du souvenir du Grand Conseil (Consilium Magnum), il a rappelé, dans de nombreuses études et conférences données dans divers pays, les fastes de cette institution créée par les ducs de Bourgogne dans le cadre de la centralisation de leurs possessions des Pays-Bas : il était notamment l’auteur de l’Iconographie des membres du Grand Conseil de Malines et de l’Armorial du Grand Conseil.

C’est à ce titre que Gaston Stalins l’avait appelé à faire partie de l’A.I.H. en décembre 1949. Absorbé par ses préoccupations historiques et ses fonctions dans l’enseignement universitaire, il cessa tout contact après le décès du fondateur en 1952 et on le considéra comme démissionnaire fin 1960. Le fauteuil n° 26 lui fut néanmoins attribué rétroactivement en 1974.


MAHIEU, Bernard Paul Raymond

Né à Caen (Calvados), le 20 juin 1920 : décédé à Paris Xe, le 17 juin 1988 : fils de Fernand Mahieu, professeur de mathématiques, et d’Odette Thibault : époux de Monique Gavallet : sans postérité.

Diplômé de l’Ecole des Chartes avec une thèse sur les évêques et le diocèse de Bayeux au milieu du XIVe siècle, il avait fait toute sa carrière aux Archives nationales, où il devint conservateur en chef du service des renseignements historiques. Héraldiste, dessinateur d’armoiries de nombreux cardinaux et évêques ainsi que de diverses villes de France, il fut président de la Société des études historiques, secrétaire général puis vice-président de la Fédération des sociétés historiques et archéologiques de Paris et de l’Ile-de-France, secrétaire puis président de la Société de l’histoire de France. Il joua aussi un rôle éminent au Conseil international des Archives dont il fut le trésorier, et il participa notamment à la mise sur pied du CARAN à Paris. Il fut également président de la Société française d’héraldique et de sigillographie.

Il avait été admis à l’Académie par l’assemblée du 24 octobre 1964, mais trop occupé, il se désintéressa rapidement de celle-ci et fut considéré comme démissionnaire par l’assemblée de Bruxelles le 13 septembre 1969. Il fut néanmoins compté en 1974 comme le deuxième occupant du fauteuil n° 13.


MANARESI, Cesare

Né à Rome en 1880 : décédé à Milan, le 1er septembre 1959, fils de Giuseppe Manaresi et de Felicita Carloni : époux de Maria Zuccari : sans postérité.

Professeur à l’Université de Milan, il y avait organisé un cours d’héraldique. Ses publications et travaux en avaient fait le conseiller des Archives historiques italiennes et de celles de Lombardie. Attaché au Collegio Araldico de Rome, il y fut chargé de diverses études sur la noblesse italienne. Il semble avoir terminé sa carrière comme archiviste d’Etat à Rome.

Recruté par Gaston Stalins , il fut admis à l’Académie dès décembre 1949. On perd le contact avec lui quelques mois plus tard et il fut considéré comme démissionnaire en novembre 1952. Le fauteuil n° 27 lui fut cependant attribué rétrospectivement en 1974.


MANESCU, Jean Nicolas

Né à Paris le 3 août 1927 : décédé à Bucarest, le 17 janvier 1999 : fils de Nicolas Manescu et de Nicole Piperescu : époux d’Hélène Paraschive : dont postérité.

Licencié en histoire, peintre héraldiste sur verre, il fut un des fondateurs et, pendant plus de 25 ans, le secrétaire puis secrétaire général de la Commission d’héraldique, de généalogie et de sigillographie instituée à l’époque près l’Institut d’Histoire “N. Iorga” et actuellement rattachée à l’Académie roumaine. S’intéressant tout particulièrement aux emblèmes nationaux de son pays et des autres nations d’Europe orientale, il a publié plusieurs études dans les recueils des congrès internationaux de Vienne 1970 (Zur Geschichte des Landeswappen von Siebenbürgen), de Londres 1976 (Contributions héraldiques à l’histoire des sociétés secrètes), de Madrid 1982 (Eléments d’héraldique roumaine dans l’armorial russe) et d’Helsinki 1984 (Das Oswaldssymbol in der Wappentierwelt Osteuropas). Il publia aussi, seul ou en collaboration, de nombreux articles sur les armoiries des principautés roumaines dans diverses revues historiques et archivistiques de son pays.

Admis comme membre associé à l’A.I.H. lors de l’assemblée de Cáceres en 1991, Jean MANESCUavait été promu académicien à Rothenburg en 1997 au fauteuil n° 52.


MATAGNE, Robert - Léon - Ernest

Né à Luxembourg (Grand-duché) le 9 septembre 1908 : y décédé le 26 septembre 1993 : fils de Léon Matagne et de Léonie Vanière : époux de Marianne Wagner : dont postérité.

Détenteur d’une licence en droit de l’Université de Paris, il exerça les fonctions de fondé de pouvoirs d’une importante compagnie d’assurances suisse installée dans son pays. Cette activité professionnelle ne l’empêcha pas d’être un bibliophile averti, de collectionner les ex-libris, de s’intéresser à tous les aspects de l’histoire luxembourgeoise, spécialement aux emblèmes de ce pays, et d’aborder ainsi l’héraldique. Membre correspondant de l’Institut grand-ducal (section historique), il succéda à Louis Wirion comme président de la Société héraldique luxembourgeoise et du Conseil héraldique du Luxembourg. Son Complément à l’armorial général de J.B. Rietstap - Pays de Luxembourg, établi en collaboration avec son prédécesseur, leur valu le prix Menestrier de l’Instituto internacional de genealogía y heráldica de Madrid en 1959. Il obtint en 1962 le prix Imhof pour une étude sur les parentés de la dynastie grand-ducale avec la Maison de Suède.

Il avait été reçu à l’A.I.H. par l’assemblée de décembre 1949 et le fauteuil n° 28 lui avait été attribué en 1974.


MATHIESEN, Jørgen Arthur

Né à Eidsvoll (Norvège) le 9 juillet 1901 : décédé à Eidsvold Værk, le 6 décembre 1993 : fils de Haaken Mathiesen, chambellan à la Cour de Christiania, et d’Erika Cappelen Kiær : époux de Maren Hoë Lövenskiold : dont postérité.

Après des études commerciales à Oslo, en France et à Oxford, il devint bientôt un des plus importants propriétaires forestiers de Norvège, gérant personnellement son domaine depuis 1930 jusqu’en 1962. Il représenta souvent son pays dans les réunions et congrès internationaux traitant des problèmes forestiers.

Co-fondateur de la Norsk Heraldisk Forening, il en fut le délégué au congrès de La Haye en 1964. Il est l’auteur érudit de nombreux articles héraldiques et généalogiques parus dans le “Heraldisk Tidsskrift” de la Societas Heraldica Scandinavica, dans le “Norsk Slektshistorisk Tidsskrift” et dans le “Personalhistorisk Tidsskrift” (danois). En 1969, il avait publié dans “Archivum Heraldicum” L’usage d’armoiries dans une famille bourgeoise norvégienne au cours de trois siècles.

Admis comme associé de l’A.I.H. en 1965, il était devenu le premier académicien norvégien le 13 septembre 1969. Le fauteuil n° 63 lui avait été attribué en 1974. Son âge et de son état de santé l’avait contraint à renoncer à toute activité à partir de fin 1986.


MUSCHART, Rudolphe Theodore

Né à Breda (Brabant septentrional, Pays-Bas), le 23 septembre 1873 : décédé à Arnhem (Gueldre), le 14 novembre 1955 : fils de Theodore Muschart et de Maria-Jacoba van Alphen, sans alliance.

Ancien lieutenant de vaisseau de la Marine royale des Pays-Bas, il avait été inspecteur de la compagnie transatlantique Holland-Amerika Lijn, puis capitaine du port de Rotterdam de 1919 à 1930. Membre actif dès 1912, puis membre d’honneur de la Société royale néerlandaise de généalogie et d’héraldique, il fut le secrétaire de la section gueldroise de cette association. En 1944, il avait perdu tous ses biens et sa bibliothèque lors des combats qui ruinèrent sa ville d’Arnhem : il avait heureusement transféré ses collections héraldiques aux Archives d’Etat où il les retrouva intactes. Au prix d’un travail considérable, il compléta durant dix ans encore cette importante documentation héraldique axée sur les Pays-Bas et plus spécialement la Gueldre, qu’il a léguée au Centraal Bureau voor Genealogie à La Haye.

Admis à l’A.I.H. comme représentant des Pays-Bas en décembre 1949, on lui a attribué rétrospectivement le fauteuil n° 29 en 1974.


von NUMERS, Gustaf Herman

Né à Kangasala (Finlande), le 31 juillet 1912 : décédé à Helsinki, le 21 mai 1978 : fils du Prof. Dr. Gustaf von Numers, médecin, et d’Ida Ahrenberg : époux de Berit Björkenheim : dont postérité.

Après des études en langues à l’Université d’Helsinki, il fit une carrière d’ingénieur chef de département d’une entreprise métallurgique. Son violon d’Ingres n’en fut pas moins l’héraldique à laquelle il consacra tout son temps libre. Membre du bureau de l’Association de la Noblesse de Finlande, auditeur de la Maison de la Noblesse, conservateur des archives de l’Ordre de St Jean en Finlande, il fut un des fondateurs de la Société héraldique de Finlande en 1957. Il était également membre de la Societas heraldica scandinavica et membre du comité de rédaction du “Heraldisk Tidsskrift” et aussi membre effectif ou correspondant de plusieurs sociétés héraldiques étrangères.

Dessinateur de talent, Gustaf von NUMERSa composé les armoiries de plusieurs villes et communes de son pays et créé ou recomposé des centaines d’armoiries familiales. Il a également composé de nombreux emblèmes des Forces armées finlandaises ainsi que des drapeaux pour des associations, des ex-libris, des sceaux, des vitraux héraldiques. Il a largement contribué à la mise au point d’un vocabulaire héraldique en finois.

Admis à l’A.I.H. dès décembre 1949 comme représentant de la Finlande, le fauteuil n° 31 lui avait été attribué en 1974.

Un “prix Gustaf von Numers” fut fondé en 1982 en Finlande à sa mémoire, pour être décerné à des artistes héraldistes de réputation internationale en reconniassance de leur œuvre artistique. Un exemplaire en bronze de la médaille constituant ce prix a été remis à titre exceptionnel à l’Académie internationale d’héraldique.


Baronvon PROCHÁZKA, Roman Léon Edouard Albert Ottocar,

Né à Prague (Bohême), le 20 novembre 1900 : décédé à Munich (Bavière), le 24 juillet 1990 : fils du baron Rodolphe von Procházka, conseiller ministériel, et d’Antoinette Gundling : époux d’Anne Krzesadlo : dont postérité.

Docteur en droit de l’Université caroline de Prague, diplomate, condamné aux mines par le régime nazi, puis par le régime communiste, libéré, il profita des événements de 1968 pour passer en Allemagne, où il se fit naturaliser en tant que baron du Saint-Empire. Co-fondateur de la première Société généalogique tchécoslovaque, il avait publié dès 1928 ses quartiers généalogiques et héraldiques, et en 1931 une encyclopédie généalogique tchécoslovaque. Conseiller pour l’héraldique tchèque de l’Almanach de Gotha puis, après la guerre, du “Genealogisches Handbuch des Adels”, il était aussi membre des prestigieuses sociétés “Roland” à Dresde, “Herold” à Berlin, “Adler” à Vienne, ainsi que du Collegio Araldico de Rome. Collaborateur à “Archivum Heraldicum” à diverses reprises, il faut surtout retenir parmi ses publications son Heraldik in der Tschecoslowakei und in Osteuropa seit dem zweiten Weltkrieg (1964), l’Österreichisches Wappenkalender 1967, le Gene-alogisches Wappenalmanach erloschener böhmischer Herrenstandfamilien (1977) et le remarquable Öster-reichisches Ordenshandbuch (1979).

Elu membre de l’A.I.H. par l’assemblée générale de Paris en novembre 1965, on lui attribua en 1974 le fauteuil n° 52.


RADOCSAY, Dénes

Né à Liptószentmiklós (act. Liptovsky Mikulás, Slovaquie), le 17 août 1918 : décédé à Budapest (Hongrie), le 5 décembre 1974 : fils de ... Radocsay et d’Olga Makovitczki : époux d’Amélie Ádámosi : sans postérité.

Issu en 1941 cum summa laude de la Faculté des lettres de l’Université de Budapest, où il s’était initié à l’histoire de l’Art, à l’esthétique et à l’archéologie, il entra au Musée des Beaux-Arts de Budapest immédiatement après la guerre, comme chef de département à la galerie d’Art moderne, puis au département des peintures hongroises anciennes. De 1956 à 1964, il fut le secrétaire général de la Société d’archéologie, d’histoire de l’Art et de numismatique de Hongrie et, à partir de 1963, il devint président du jury de la section d’histoire de l’Art de l’Académie des sciences. Il avait été nommé directeur du Musée des Arts décoratifs de Budapest en 1970.

Après un stage en Italie, il commença à s’intéresser à l’art gothique et publia trois ouvrages sur ce sujet. Il orienta ensuite ses recherches sur les lettres de noblesse armoriées au point de vue de l’histoire de l’Art : on citera Gotische Wappenbilder auf ungarischen Adelsbriefen (1958 et 1964),Österreichische Wappenbriefe der Spätgotik und Renaissance in Budapest (1964) et Renaissance Letters Patent of Hungary (1965). Il avait également dressé un inventaire méthodique des pierres tombales armoriées hongroises subsistantes tant dans son pays qu’à l’étranger.

Elu à l’A.I.H. par l’assemblée générale réunie à Paris en novembre 1965, il fut le premier occupant du fauteuil n° 53 en 1974.


Comte de RAMEL, Gabriel Antoine François, marquis romain.

Né à Paris, le 26 janvier 1883 : décédé à Paris le 5 décembre 1951 : fils de Fernand comte de Ramel, avocat, député du Gard, et de Marguerite Labadie : époux de Denise de Secondat de Montesquieu de la Brède : dont postérité.

Ancien député, conseiller général du département du Gard, recruté en décembre 1949 par le président-fondateur, son état de santé déficient ne lui a jamais permis de participer aux activités des débuts de l’A.I.H.

On lui a attribué le fauteuil n° 34 en 1974 à titre rétroactif.


de RENDINGER, Christian Marie

Né à Versailles (Yvelines), le 24 juin 1914 : décédé à Strasbourg (Bas-Rhin), le 7 mars 1994 : fils de Robert de Rendinger, général de division, et de Simone Bellot de Buey : époux de 1) Lucienne Carlier, 2) Anne Marin-Gallé : dont postérité des deux mariages.

Licencié en droit, officier d’infanterie coloniale en 1935, il fut, après 1945, gouverneur militaire de cercle, puis officier de presse de la haute commission alliée en Allemagne occupée. Rendu à la vie civile en 1951, il devint inspecteur de compagnies d’assurances, puis passa à la politique pour finir maire-adjoint de Strasbourg et enfin vice-président de la Communauté urbaine de Strasbourg.

Entré en rapport avec le président-fondateur à propos d’un projet d’armorial badois, il avait été admis à l’A.I.H. en mai 1949, mais cessa toutes relations avec celle-ci après le décès du fondateur en 1952 et considéré comme démissionnaire.

Pour la bonne règle, on lui avait toutefois attribué rétrospectivement le premier fauteuil n° 10 en 1974. En 1965, il fut réintégré, mais simple membre associé.


ROBIN, Léon-Marie-Emmanuel-Eugène,

Né à Namur (Belgique), le 9 juillet 1908 : décédé à Etterbeek (Bruxelles), le 15 septembre 1976 : fils d’Omer Robin, colonel, et de Léonie Goffard : époux de Marie-Thérèse de Hepcée : dont postérité.

Candidat en droit, il fit toute sa carrière au ministère des Affaires étrangères de son pays. D’abord attaché à la direction générale de la Chancellerie, il passa au service de la Noblesse qu’il dirigea à partir de 1952, devenant ainsi greffier du Conseil héraldique. A partir de 1958, il porta le titre de conseiller héraldique du ministère des Affaires étrangères et il participa en tant que tel à plusieurs congrès internationaux des sciences généalogique et héraldique. Après sa mise à la retraite, il fut attaché à la Maison du prince Charles, comte de Flandre. Administrateur du Musée de la Dynastie à Bruxelles, il était également chancelier de la lieutenance de Belgique de l’Ordre du Saint-Sépulcre.

 Depuis la création de la collection en 1957, il collabora à la rédaction de l’Etat présent de la noblesse belge, spécialement dans le domaine des armoiries de la noblesse du royaume. Il fut lui-même anobli en février 1964.

Elu membre de l’A.I.H. en juin 1966 par l’assemblée générale de Paris, il fut le titulaire du fauteuil° 57 à partir de 1974.


RODRIGUEZ MALDONADO, Carlos

Né à Bogota (Colombie), le 17 avril 1877, décédé à Nice (France) le 17 février 1958 : fils de Carlos Rodriguez Fernandez et de Lastenia Maldonado : époux de 1) Carlota Restrepo, 2) Marguerite Larcher : sans postérité.

Il avait fait toutes ses études à Paris. Bachelier ès lettres, il embrassa la carrière diplomatique et fut, en fin de carrière, ambassadeur de Colombie à Paris. Il avait publié des travaux sur l’histoire de son pays et sur les grands Maldonado.

Ayant pris contact en mars 1951 avec le président Stalins, auquel il déclara s’intéresser à l’héraldique depuis un demi-siècle, il fut admis à l’A.I.H. en mai 1952 comme représentant de la Colombie et des pays voisins. Le fauteuil n° 2 lui fut attribué rétrospectivement lors de la réorganisation de 1974


Comte RUDT de COLLENBERG, Weyprecht-Hugo Ludwig Franz Maria

Né à Strasbourg (Basse-Alsace), le 22 janvier 1916 (*) : décédé à Rome (Italie), le 15 mai 1994 : fils de Ludwig comte Rüdt von Collenberg et d’Anna-Maria baronne Zorn von Bulach : époux de 1) Sakuntala comtesse Blücher von Wahlstatt, 2) Maria de las Mercedes comtesse Wolff Metternich, baronne zur Gracht auf Burg Heppingen, 3) Rosamund Berkeley-Hill, 4) Natalie von Schubert auf Viol und Wayküll : dont postérité des deux premiers mariages.

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Méviéviste spécialisé dans l’étude de l’Orient latin et des Croisades, il était devenu professeur de recherches aux Archives secrètes du Vatican et également membre du collège magistral héraldique de l’Ordre de Malte. Dans le domaine héraldique, il entama ses apports avec une étude publiée par la Fondation Gulbenkian à Lisbonne et portant sur The Rupenides, Hethumides and Lusignans - The structure of the Armeno-Cilician Dynasties. Il fit ensuite de brillantes communications au congrès de Munich 1974: Byzantinische Präheraldik des 10. und 11. Jahrhunderts ?, au colloque de Bressanone 1983: Au sujet de l’héraldique des Etats des Croisés en Palestine et en Syrie, au colloque de Bruxelles 1985: Les “Libri amicorum” comme sources héraldiques, au congrès d’Innsbruck 1988: Der Löwe von San Marco: Historische und formale Aspekte des Staatssymbols der Serenissima. Il avait également publié L’héraldique de Chypre dans les “Cahiers d’héraldique” (III, 1978).

Le comte de COLLENBERGavait été admis d’emblée comme académicien par l’assemblée générale de Tolède en 1982, au fauteuil n° 14.

 En 1986, lors du congrès de Lisbonne, la Confédération internationale de généalogie et d’héraldique lui avait octroyé son prix “Comnène” pour ses recherches sur le thème particulier. de la survivance byzantine dans l’Empire ottoman. En 1991, l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres (Institut de France) lui décerna le prix “Gustave Schlumberger” pour l’ensemble de ses publications historiques, généalogiques et héraldiques.

(*) Né Allemand, il avait obtenu la nationalité française après 1945 en vertu d’une loi française de 1919 relative à la nationalité des personnes nées en Alsace-Lorraine pendant l’annexion à l’Allemagne.


RYAN,William F. J.

Né à Newark (New-Jersey), le 12 janvier 1903 : décédé à Hyannis (Massachussets), le 19 juillet 1981 : fils de ... et de ... : époux d’Alice Killigrew : dont postérité.

Après des études chez les Jésuites, il obtint un post-graduat en sciences commerciales et financières à l’Université Fordham de New York. Il fonda à New York un atelier spécialisé dans le dessin et la gravure des actions de société, des billets de banque, diplômes, etc. S’intéressant personnellement à l’héraldique, il acquit grâce à cet atelier la réputation d’être le meilleur spécialiste en héraldique civile et surtout ecclésiastique aux Etats-Unis. Il avait créé et composé les armoiries de la plupart des cardinaux, archevêques et évêques américains (et aussi canadiens), ainsi que d’un nombre considérable d’institutions religieuses, le plus généralement catholiques, de ce pays.

Présenté par Mgr Heim, dont il avait traduit en anglais l’ouvrage sur le droit et les coutumes héraldiques de l’Eglise catholique, il avait été admis à l’A.I.H. en février 1953 : le fauteuil n° 46 lui fut attribué en 1974.


Marquis del SALTILLO, Don Miguel LASSO de la VEGA y LÓPEZ de TEJADA

Né à Carmona (Séville, Espagne), le 6 mai 1893 : décédé à Madrid, le 19 décembre 1957 : fils de Don José Lasso de la Vega y Zayas, officier d’infanterie, et de Doña María Josefa López de Tejada y Quintanilla : époux de Dona Maria del Pilar González de Gregorio y Martínez de Tejada : sans postérité.

Docteur en philosophie et letttres, professeur d’histoire à l’Université centrale de Madrid, membre de l’Académie sévillane des Belles Lettres et de l’Académie royale d’Histoire de Madrid, administrateur du Conseil supérieur des recherches scientifiques (C.S.I.C.), le 8e marquis del SALTILLOétait notamment l’auteur de La Heraldica en Sevilla (1922), de La Heraldica en el Arte (1947) et de La Heraldica nobiliara española (2 vol. 1951-1952), ainsi que du catalogue d’une exposition héraldique à Madrid en 1931.

Il avait été admis comme représentant de l’Espagne à l’A.I.H. dès décembre 1949. Le fauteuil n° 36 lui avait été attribué rétrospectivement en 1974.


S.A.S. le prince zu SCHWARZENBERG, Karl Friedrich Maria Joseph Johann von Nepomuk Cyrill Method

Né à Cimelitz (Bohême), le 5 juillet 1911 : décédé à Vienne (Autriche), le 9 avril 1986 : fils du prince Karl Friedrich Johann zu Schwarzenberg et de la comtesse Eléonore von Clam und Gallas : époux de la princesse Antonia zu Fürstenberg : dont postérité.

Descendant d’une des plus anciennes familles princières d’Europe, il était chef de la secundogéniture de sa Maison, landgrave princier en Kleggau, comte de Sulz, etc., chevalier de la Toison d’Or, bailli grand-croix d’honneur et de dévotion de l’Ordre de Malte, etc.

Docteur en philosophie, il avait fait ses études aux universités de Prague et de Vienne et était diplômé de l’Ecole vaticane de bibliothéconomie : il était à la fois héraldiste, archiviste, auteur et éditeur. Avant la guerre, il avait collaboré à l’almanach héraldique tchèque “Erbovní Knízka”et avait publié Obrazy Ceského státu (1939) : contraint à l’exil sous le régime nazi, il se consacra à la confection et à la publication d’un manuel héraldique en langue tchèque Heraldika (1940).Exproprié par le régime communiste, il n’en continua pas moins à s’occuper d’héraldique, spécialement de l’héraldique et de la sigillographie de Bohême: Adler und Drache (1958), Die St. Wenzels Krone (1960). Il collabora également au Schwarzenbergisches Jahrbuch (1953-1956) et au Schwarzenbergischer Almanach (1956 -)

Il fut admis à l’A.I.H. comme représentant de la Tchécoslovaquie en décembre 1949. Le fauteuil n° 37 lui avait été attribué en 1974.


SLEVIN, (en gaélique Ó SLÉIBHÍN) JohnGerard

Né à Cork (Irlande), le 1er novembre 1917 : décédé à Cabinteely (Dublin) le 18 janvier 1997, fils de John Slevin et de Bridget Kennelly : époux de Millicent Nolan, dont postérité

Issu d’une famille de métayers, il se destina d’abord à la mécanique, puis entreprit des études philosophiques à l’University College de Cork.Master of Arts, il fit carrière à la Bibliothèque nationale de son pays à Dublin à partir de 1944. Il devint conservateur des manuscrits et Héraut principal d’Irlande au Genealogical Office jusqu’en 1981. Il était également vice-président de la Heraldry Society à Londres. S’intéressant évidemment à l’héraldique irlandaise, il avait publié The Heraldic Practice of the Archbishop of Dublin (2 volumes, 1956-1958) ainsi que A New Look at Irish Heraldry (Journal of the Royal Society of Antiquaries of Ireland) et contribué au English-Irish Dictionary (de Bhaldraithe en 1959). Il avait notamment composé les armoiries du président des Etats-Unis, J.F. Kennedy, et était aussi un des créateurs du drapeau du Conseil de l’Europe.

Admis comme académicien en novembre 1965 du fait de ses fonctions officielles, le fauteuil n° 54 lui fut attribué en 1974. Ayant pris sa retraite comme héraut principal d’Irlande, il démissionna de l’A.I.H. à la date du 13 novembre 1985.


SOLOVIEV,Alexandre Vassilievitch

Né à Kalisz (Pologne russe), le 18 septembre 1890 : décédé à Genève (Suisse), le 15 janvier 1971 : fils de Vassili Soloviev et d’Hélène Rybnikov : époux de Nathalie Raïewsky : dont postérité.

Ayant fait des études de droit et de slavistique à l’Université de Varsovie, il fut d’abord assistant et professeur à l’Université de Rostov, puis professeur d’histoire du droit comparé slave à l’Université de Belgrade en 1920, professeur et doyen de la Faculté de droit à Serajevo et, enfin, à partir de 1952, professeur de langues et littératures slaves à l’Université de Genève. Il a beaucoup publié sur l’histoire du droit slave, byzantin et surtout serbe, sur le bogolisme, l’histoire et la littérature russe.

C’est par le biais de l’histoire du droit public qu’il s’intéressa à l’héraldique “illyrienne” et à la symbolique d’Etat. Parmi ses travaux spécialisés, on citera (trad. françaises): L’origine du blason serbe, L’origine de l’art héraldique illyrien et la famille Ohmucevic, Les emblèmes de Byzance et les Slaves, Le motif de l’aigle bicéphale sur nos anciens monuments, Notes sur la science héraldique bosniaque et illyrienne, Histoire du blason serbe, Les terres des Slaves du Sud et leurs blasons dans un itinéraire espagnol du XIVe siècle, Le tsar Douchan à Serrès.

Admis à l’A.I.H. par le bureau le 12 mars 1967, admission confirmée par l’assemblée générale tenue à Zurich le 1er septembre de la même année, le fauteuil n° 61 lui fut attribué en 1974.


de SOUCY, R.P. dom Philippe HAUDRY

Né à Paris, le 28 juillet 1896 : décédé à Saint-Léger-Vauban (Yonne), le 5 février 1973 : fils d’André Haudry de Soucy et de Marie-Clotilde Mertian.

Entré en religion en 1933, ordonné prêtre en mai 1937, père bénédictin à l’Abbaye Sainte Marie de la Pierre-qui-vire, à St Léger-Vauban, il fut longtemps professeur de langues à l’école abbatiale : il fut aussi cellérier en 1940-1944. L’héraldique figurait parmi les domaines de tous ordres auxquels il s’intéressait. C’est ainsi qu’il était entré en relations avec Gaston Stalins, à propos d’un projet d’armorial des grandes familles destiné à la bibliothèque de son abbaye. En décembre 1949, le président-fondateur désira le faire entrer à l’Académie, mais il dut s’en retirer par ordre de son Supérieur dès juin 1950.

Il resta néanmoins en rapport avec l’A.I.H. jusqu’en février 1968 et on l’a compté comme ayant occupé le fauteuil n° 38


SQUIBB, George Dewry

Né à Chester (Angleterre), le 1er décembre 1906 : décédé à Dorchester (Dorset), le 3 janvier 1994 : fils de Reginald Squibb et d’Elizabeth Drewry : époux de 1) Bessie Whittaker, 2) Evelyn Higgins : dont postérité du 1er mariage.

Sorti du Queen’s College d’Oxford, il fut membre du barreau d’Inner Temple à Londres, conseiller de la Reine en 1956. Nommé héraut extraordinaire Norfolk en 1959, président du Tribunal des transports en 1962, conseiller historique près l’Attorney général pour les affaires de noblesse en 1965, lieutenant du Earl Marshall, assesseur à la Cour de chevalerie depuis 1976, il était membre de la Société des Antiquaires de Londres, de la Heraldry Society dont il fut vice-président, membre du bureau de la Harleian Society et de la British Record Society et du conseil des Archives publiques.

Il s’intéressait spécialement au droit héraldique, aux “visitations” des hérauts et aux familles du Dorset. Parmi ses publications, on citera The Law of Arms in England (1953), Wiltshire Visitation Pedigrees 1623 (1955), les Reports of Heraldic Cases in the Court of Chivalry (1956) et de nombreuses études parues dans les recueils des sociétés historiques et archéologiques du Dorset et du Somerset, ainsi que dans “The Coat of Arms”, notamment Heralds and Pursuivants Extraordinary, son travail d’admisssion à l’A.I.H.

Reçu par l’assemblée de Paris du 22 juin 1966, il fut titulaire du fauteuil n° 58 en 1974. Il démissionna à la date du 21 mai 1987.


STADLER, Josef Klemens

Né à Munich (Bavière), le 23 février 1908 : décédé à Rottach-Egern (Munich), le 25 août 1975 : fils de Josef Stadler et de Klementine Wimmer : époux de Fränzi Scheuermann : dont postérité.

Après des études de droit et une thèse sur un thème de droit historique, il entama sa carrière comme référendaire à l’Archivschule munichoise. Il entra en service au Staatsarchiv de Bamberg en 1933, puis au Hauptstaatsarchiv de Munich en 1936, où il devint conseiller (Staatsarchivrat) en 1940 et où il resta en activité jusqu’à ce que son état de santé lui impose de prendre prématurément sa pension en 1970.

A partir de 1958, il y avait assumé la direction des sections relatives au développement de l’héraldique et aux armoiries familiales et municipales. Dans ce dernier domaine, il poursuivit et développa l’œuvre entamée par Otto Hupp, exerçant une influence déterminante sur la mise au point scientifiquement objective des armoiries des communes, districts, cercles, villes et communes d’Allemagne occidentale, qu’il publia sous le titre Deutsche Wappen - Bundesrepublik Deutschland :cet ouvrage de référence lui valut en 1972 le prix “Arvid Berghman”. De 1959 à 1972, il représenta la République fédérale d’Allemagne au Comité international de sigillographie. En 1974, il rédigea le catalogue de l’exposition “Wappen in Bayern” organisée à l’occasion du XIIe congrès international des sciences généalogique et héraldique. Il fut également l’auteur de la partie sigillographique du “Dahlmann-Waitz” Quellenkunde der deutschen Geschichte. Tout en exerçant ses fonctions d’archiviste, il professait aussi à l’Archivschule de Munich et participait activement à la publication de nombreux registres paroissiaux ainsi que de monographies consacrées aux églises et monastères bavarois.

Second citoyen allemand admis à l’A.I.H. par l’assemblée générale de Paris du 6 novembre 1965, le fauteuil n° 55 lui avait été attribué en 1974.


STATHAKI - KALERGHI, Nicholas

Né à Athènes (Grèce), le 6 février 1913 : décédé … : fils de ... Kalerghi et de ... Mavrogenus Morosini : époux de ... : postérité ?

Après des études en Grèce, en Allemagne, en Italie, en Autriche et en France, il obtint son doctorat en droit à l’Université d’Athènes : il devint avocat et conseiller à la Cour militaire. Il fut un des fondateurs et le secrétaire général de la Société historique hellénique “Philistor” et fondateur de la Société héraldique de Grèce.

Présenté et admis en décembre 1949, il a démissionné en 1955, Le fauteuil n° 39 lui a été néanmoins attribué a posteriori en 1974.


 STURDZA-SAUCESTI, Marcel

Né à Freiberg (Dresde, Saxe), le 22 août 1895 : décédé à Sibiu (Roumanie), le 8 janvier 1984 : fils du prince Eugène Sturdza et de la comtesse Hortense Guirard de Montarnal : époux en dernières noces de Cornélie Perra : sans postérité

Colonel d’artillerie à la retraite, il s’intéressait à tous les problèmes de l’héraldique autochtone des trois principautés roumaines. Il avait réuni un recueil de plus de 500 armoiries roumaines avec commentaires et présenté un Aperçu sur l’héraldique roumaine au Xe congrès international des sciences généalogique et héraldique à Vienne en 1974. Il édita un manuel d’héraldique avec glossaire franco-germano-roumain sous le titre Heraldica en 1974 également et il publia diverses études sur l’héraldique moldave et de Transylvanie dans la Revue des Archives à Bucarest, ainsi que dans “Archivum heraldicum”.

Admis comme académicien par l’assemblée générale de Turin du 26 juin 1971, le fauteuil n° 68 lui fut attribué en 1974.


SWAN, Conrad Marshall John Fisher

Né à .... le 13 mai 1924 : fils de Henry P. Swan, médecin major et de... : époux de Lady Hilda Northcote : dont postérité ?

Issu d’une famille d’origine polonaise au blason Jastrzebiec, il était passé par l’École des études orientales et africaines de l’Université de Londres, Master of Arts (philosophie) de l’Université de l’Ontario occidental, docteur en philosophie (histoire) de l’Université de Cambridge, il devint professeur assistant à l’Université de Windsor (Ontario) et président du comité universitaire d’héraldique. Il fut le premier Canadien à faire partie du College of Arms à Londres, comme Rouge Dragon Pursuivant, puis Héraut York. Il finit par succéder à Sir Colin Cole comme Roi d’armes principal Jarretière en 1993, fonction dont il démissionna en mai 1995.

Il avait été admis à l’A.I.H. en avril 1960, mais ayant rompu tout contact peu après, il fut rayé avec effet au 1er janvier 1965, Le fauteuil n° 8 lui fut cependant attribué à titre rétrospectif en 1974.


TOMPOS, Ernö Dezsö Gyùla

Né à Sopron (Hongrie), le 2 mars 1907 : y décédé le 13 mai 1989 : fils d’Ernst Neuberger (devenu Ernõ Tompos en 1933 (*) et de Maria Hauer : époux d’Ilona Nováky von Kissomlyó, dont postérité.

(*) Le père de l’académicien et l’intéressé ont été autorisés à magyariser leur nom en 1933, en reprenant le patronyme de la grand-mère paternelle, née Tompos von Jobaháza.

Architecte diplômé de l’Université technique de Budapest, docteur en droit de l’Université de Pécs, il devint ingénieur civil, architecte municipal de Sopron et enfin attaché au syndicat des constructions de la région. A la Faculté d’architecture, il s’était spécialisé dans l’application de l’héraldique dans les édifices et leur restauration et leur sauvegarde sur les monuments historiques. Il avait organisé la première exposition sur ce sujet en Hongrie en 1965. Il a également publié un catalogue des armoiries bourgeoises de Sopron et effectué des recherches sur les armoiries et les marques des corporations et métiers hongrois. Les événements de la guerre avaient malheureusement anéanti le fruit de ses recherches sur l’ensemble des armoiries bourgeoises de toute la Hongrie.

Admis comme membre associé au congrès de Vienne en 1970, il avait été promu académicien lors de l’assemblée de Munich du 12 septembre 1974, au fauteuil n° 13.


TRÆTTEBERG, Hallvard

Né à Løten (Norvège), le 21 avril 1898 : décédé à Oslo le 21 novembre 1987 : fils de Jens Trætteberg et d’Annre Norderhoug : époux de Gunvor Ingstad : sans postérité.

Après des études d’Art et d’histoire en Norvège, en Italie, au Danemark, aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne, en France et en Suède, il fut attaché aux Archives royales de Norvège en 1919, dont il deviendra le chef de la section moderne en 1940. Dès 1930, il sera le spécialiste héraldique des Archives et le conseiller en la matière pour toute l’emblématique officielle. C’est ainsi qu’il a créé les représentations, officielles des armoiries du Royaume, du monogramme royal, des emblèmes de services publics, civils et militaires : il a composé également nombre d’armoiries communales de son pays. Il est l’auteur de deux ouvrages de base: Fylkesmerker (Marques de famille) (Oslo, 1930)et Borg i segl, mynt og våpen (Les châteaux forts dans les sceaux, sur les pièces de monnaie et dans les armoiries) (Oslo, 1967).

Membre d’honneur de la Norsk Heraldisk Forening, il a été admis d’emblée comme académicien lors de l’assemblée générale de Zurich le 11 septembre 1977, au fauteuil n° 72.


TRAVASSOS VALDEZ, Ruy Dique, des comtes de BOMFIM

Né à Lisbonne (Portugal), le 8 décembre 1892 : décédé à Cascais (Portuigal) le 18 décembre 1973 : fils d’Adriano Travassos Valdez et de Julia Dique da Fonseca : époux de Francisca de Sequiera Manso Gomes Palma., dont postérité.

Docteur en médecine issu de l’Université de Lisbonne, médecin de l’hôpital de Cascais, il était membre d’honneur de l’Institut portugais d’héraldique, membre de l’Association des archéologues portugais. Il s’intéressait à l’héraldique portugaise moderne et était président de la commission de rédaction de l’”Anuario da nobreza de Portugal”. Auteur de Cartas de brasão modernas (1872-1910) publié en 1935, on lui doit aussi les deux volumes des Subsidios para a heraldica tumular moderna olisiponense (1948-1970), ainsi que Quelques notes sur l’héraldique des familles portugaises, présenté au Congrès international de 1955 à Madrid. Il a également publié diverses études généalogiques.

Admis le 9 juillet 1950 comme représentant du Portugal au sein de l’A.I.H., le fauteuil n° 42 lui a été attribué à titre posthume en 1974.


TREMLETT, Thomas Daniel

Né à Bruton (Somerset), le 10 juillet 1906 : décédé à Londres le ... : fils de Charles Hugh Tremlett et de KatherineHeard : époux d’Elizabeth Jameison, dont postérité.

Après des études à l’Oriel College d’Oxford et à l’Université de Paris, Master of Arts, membre du conseil de la Harleian Society, secrétaire adjoint de la Society of Antiquaries, conseiller à la Royal Commission on Historical Monuments, lecteur senior à l’Académie royale militaire de Sandhurst, il sera assistant editor du New Dictionary of British Arms, co-éditeur avec H.S. London du Calendar of Documents belonging to King’s School, Burton, 1297-1820 : Stogursey Charters. Il a publié également divers articles sur des documents et sceaux médiévaux dans le “Somerset Archaeological Society’s Journal “ et dans le “Berkshire Archaeological Journal “.

Il avait été admis à l’A.I.H. le 22 avril 1960 et le fauteuil n° 39 lui fut attribué rétroactivement en 1974.


TRICOU, Jean-Louis

Né à Lyon (Rhône), le 13 septembre 1890 : y décédé le 27 janvier 1977 : fils de Jean-Baptiste Tricou et de Stéphanie Fellort : époux de Marthe Breton, dont postérité.

Notaire, ancien conservateur du Cabinet des médailles de Lyon, et ancien président de la Société française de numismatique et directeur de la Revue française de numismatique, il fut également le président de l’Académie de Lyon et de la Société historique et archéologique de cette ville. Sa bibliographie compte pas moins de 220 titres sur l’histoire, la numismatique et l’héraldique, généralement centrés sur Lyon et sa région, dont notamment un Armorial des chefs-lieux de canton du département du Rhône (1955) et un Armorial de la Généralité de Lyon (1958) ainsi qu’un Armorial et répertoire lyonnais (sept volumes s’échelonnant de 1965 à 1976).

 Admis à l’A.I.H. le 15 février 1953, on lui attribua le fauteuil n° 47 en 1974.


Jonkheer van VALKENBURG, Cornelius Constantijn

Né à Amsterdam (Pays-Bas), le 9 février 1910 : décédé à Wassenaar (Hollande), le 20 décembre 1984 : fils du jonkheer Johan Frederik van Valkenburg, avocat, et de Sjoerdtje Catharina Fockema : époux de la jonkvrouw Wilhelmine Nahuys : dont postérité.

Licencié en droit, d’abord avocat, il passa ensuite dans le domaine des assurances, où il fut directeur, associé et président de nombreuses compagnies. Membre (1957) puis président du Conseil suprême de Noblesse (1966), membre du Conseil des Monuments et du Conseil des Archives, rédacteur en chef de l’Annuaire de la Noblesse des Pays-Bas, il fut également membre du bureau puis président des fondations “Centraal Bureau voor Genealogie” et “Nederland’s Patriciaat”, vice-président de la Société royale néerlandaise de généalogie et d’héraldique (1965-1977) et de son bureau d’iconographie (1957). Secrétaire général et organisateur du congrès international des sciences généalogique et héraldique à La Haye en 1964, il exerça la présidence du Bureau permanent des congrès de 1973 à 1984 : il en fut nommé président honoraire lorsque son état de santé le contraignit à se retirer. Il était également membre correspondant de diverses associations étrangères et il présida la Confédération internationale de généalogie et d’héraldique de 1980 à 1982.

Il fut admis à l’A.I.H. d’emblée comme académicien par l’assemblée de Liège en juin 1972 et le fauteuil n° 69 lui fut attribué.

La bio-bibliographie complète du Jonkheer van VALKENBURG a été publiée dans le Liber Amicorum qui lui fut dédié par le “Centraal Bureau voor Genealogie” en 1985. Elle permet de constater qu’outre ses hautes fonctions dans tant d’institutions culturelles, il exerçait également des responsabilités dans de nombreuses organisations et associations sociales. Il était chevalier de droit de l’Ordre de Saint-Jean aux Pays-Bas.

VIEL, Robert Marie Arthur Albert

Né à Caen (Calvados), le 19 janvier 1904 : décédé d’une crise cardiaque à Colleville (Seine-Maritime) le 5 septembre 1978 : fils d’André Viel, président du tribunal de Falaise, et de Suzanne Sébire : époux d’Anne-Marie Le Ber : dont postérité.

Bachelier latin grec-philosophie, diplômé de l’Ecole supérieure d’agriculture et de viticulture d’Angers, il fut tout naturellement d’abord agriculteur, puis attaché de laboratoire. Il s’intéressait néanmoins à l’origine de l’héraldique, à son symbolisme, à ses sources, spécialement à l’héraldique des ducs de Normandie et rois d’Angleterre. Il fut membre du comité de la Société parisienne d’histoire et d’archéologie normandes et de la Société française d’héraldique et de sigillographie. Il publia nombre d’articles sur ses sujets d’élection dans le “bulletin des Normands de Paris”, la “Revue française d’héraldique”, “Archivum heraldicum”, les “Archives héraldiques suises” et les “Cahiers Léopold Delisle” : quelques articles ont été réunis dans l’ouvrage Les origines symboliques du blason (Paris 1972) : il a aussi fourni des communications à différents congrès de l’Association pour l’étude scientifique du symbolisme.

Robert VIEL avait été admis à l’A.I.H. lors de l’assemblée réunie à l’occasion du congrès international des Sciences généalogique et héraldique à Paris en juin 1966 : le fauteuil n° 59 lui fut attribué en 1974.


Baron de VOS  van STEENWIJK, Albrecht Nicolaas

Né à Arnhem (Gueldre, Pays-Bas) le 4 février 1912 : décédé à Wageningen (Hollande) le 14 août 1996 : fils de Jan A. baron de Vos van Steenwijk, président du tribunal d’Arnhem,et de Catharina den Tex Bondt : époux de 1) Yvonne comtesse Zichy et Vásonkéö, 2) jonkvrouw Cornelia Westpalm van Hoorn van Burgh, 3) Klazina van Blerkom : dont postérité du premier mariage.

Il fit à partir de 1927 une brillante carrière dans la Marine royale des Pays-Bas, qu’il termina avec le grade de vice-amiral, et aussi des études de droit en 1947-1952. Commandant de la Force navale de 1960 à 1964, il devint ensuite conseiller pour les affaires de droit international au ministère de la Défense. Membre du Conseil suprême de noblesse à partir de 1960, il en fut le président de juin 1984 à janvier 1986. Il avait consacré une grande partie de son activité extra-professionnelle à des recherches généalogiques et héraldiques sur sa famille et celles de sa région, dont il publia le résultat sous le titre: Het geslacht de Vos van Steenwijk in het licht van de geschiedenis van de Drentse Adel. Il fut le président du VIIe congrès international des sciences généalogique et héraldique à La Haye en 1964 et le vice-président de la Société pour l’étude du droit et de l’histoire de l’Overyssel. Il était également coadjuteur de l’Ordre de Saint-Jean aux Pays-Bas.

Il avait été élu académicien, en mars 1969, au fauteuil n° 62.


WALTZ (ditHANSI), Jean-Jacques-Léon

Né à Colmar (Haute-Alsace, act. Haut-Rhin), le 23 février 1873, y décédé le 10 juin 1951 : fils de Jacques-André Waltz maître boucher, bibliothécaire de Colmar, conservateur du musée d’Unterlinden, et de Rosalie Dunan : sans alliance.

Plus connu sous son pseudonyme littéraire de Hansi que sous son véritable nom, il était correspondant de l’Académie des Beaux-arts (Institut de France), citoyen d’honneur de la ville de Colmar, conservateur du musée d’Unterlinden à Colmar où il succéda à son père. Quoique né sujet de l’Empire allemand, il fit ses études à l’école des Beaux-arts de Lyon, puis entra comme dessinateur dans une maison de textile à Mulhouse. Elevé dans l’esprit protestataire et de résistance français, il eut souvent maille à partir avec les autorités allemandes du fait de ses publications satiriques et finit par s’évader en France à la veille de la guerre 1914-1918 qu’il fit dans l’armée française, puis au sein des services secrets. Lors de la seconde guerre mondiale, il dut à nouveau se réfugier en France libre.

Dans le domaine qui est le nôtre, son œuvre la plus marquante reste L’Art héraldique en Alsace, trois fascicules et un supplément réunis en un volume lors de leur réédition en 1975.

Admis à l’A.I.H. par le président-fondateur dès le 9 juillet 1950, on lui a attribué rétrospectivement le fauteuil n° 44 en 1974.

 

 


WATTIEZ, René Jules

 

                         Né à Anderlues (Hainaut, Belgique) le 18 décembre 1923 : décédé à Liège le 25 décembre 1997 : fils de Julien Wattiez et de Marguerite Glinne : sans alliance.

                       Bibliothécaire-bibliographe à l’administration de la ville de Liège, il s’était impliqué dans des activités culturelles en rapport avec la région liégeoise. Il fut le bibliothécaire, puis le secrétaire de la Société des Bibliophiles liégeois, administrateur de l’Académie d’histoire de l’orfèvrerie en Belgique, administrateur-fondateur de la Societas vexillologica belgica : il fut également président de la Fédération généalogique et héraldique de Belgique de 1989 à 1991 et son délégué à la C.I.G.H. En décembre 1993, il avait été nommé membre du Conseil d’héraldique et de vexillologie de la Communauté française de Belgique.

Il avait notamment publié l’Armorial dit de la Torre, armorial liégeois (1978), ainsi que deux volumes consacrés aux Sceaux armoriés de Hesbaye (1985-1987 - ouvrage honoré du Prix Prince Alexandre de Merode 1985 de la Fédération généalogique et héraldique de Belgique). Depuis des années, il travaillait à un armorial des abbés et abbesses de la Belgique francophone, ainsi qu’à une étude sur les patronymes dans les patois liégeois et les armes parlantes.

René WATTIEZ avait été admis comme associé à l’A.I.H. en 1983, lors du colloque de Montmorency, où il avait présenté une étude statistique sur Les armoiries bourgeoises dans la principauté de Liège sous l’Ancien Régime. Il fut promu académicien à La Petite-Pierre en 1989, au fauteuil n° 34.


Comte WILCZEK, Ferdinand Joseph Marie Guillaume, libre baron et banneret de Hultschin et Gutenland

Né à Dubroslawitz (Silésie autrichienne), le 28 mai 1893 : décédé à Seebarn (Vienne, Autriche) le 5 juillet 1977 : fils du comte Hans Wilczek et de la comtesse Elisabeth Kinsky : époux de la comtesse Nora Kinsky : dont postérité.

Après avoir obtenu un baccalauréat au Schotten-Gymanium de Vienne et participé à la guerre 1914-1918 comme officier de uhlans austro-hongrois sur le front russe comme officier de uhlans austro-hongrois sur le front russe, il était devenu docteur en droit de l’Université de Graz. Très intéressé par les études héraldiques, il était le président de la société généalogique et héraldique viennoise “Adler”.

C’est à, ce titre qu’il fut contacté par le président-fondateur et admis à l’A.I.H. en mars 1951comme représentant de l’Autriche et du Liechtenstein. Le fauteuil 45 lui fut attribué en 1974.


WIRION, Louis Nicolas

Né à Luxembourg (Grand-duché), le 16 juin 1907 : y décédé le 1er mars 1961 : fils de Jules Wirion et de Catherine Reuter : époux de Marie-Elisabeth Scholer : dont postérité.

Après un court stage dans l’entreprise familiale, il était allé se perfectionner se perfectionner à Pithiviers (Loiret, France) dans la science du textile et de la décoration d’intérieur, pour devenir ensuite le directeur d’une prestigieuse maison de tissus et mercerie de sa ville natale. Depuis son adolescence, il cultivait l’art du blason et c’est ainsi qu’il fonda avec plusieurs amis le “Conseil héraldique du Luxembourg” puis la “Société héraldique luxembourgeoise”, dont il fut à la fois le président et le secrétaire général et dont il édita les deux seuls annuaires parus avant son décès prématuré. Il était aussi membre correspondant de l’Institut grand-ducal (section historique), ainsi que de dizaines associations héraldiques et historiques étrangères. Parmi ses nombreuses publications héraldiques, on retiendra La maison de Luxembourg et son blason, l’Histoire du lion luxembourgeois et le Complément à l’armorial de J.B. Rietstap au Pays de Luxembourg (en collaboration avec Robert Matagne). Il aborda également l’histoire militaire et fournit des contributions à la “Biographie luxembourgeoise” et à des ouvrages consacrés aux ex-libris dont il était un collectionneur éclairé.

En relations épistolaires suivies avec Gaston Stalins, il fut appelé par celui-ci à participer à la création de l’A.I.H. en février 1949. Etant le 7e fondateur selon l’ordre alphabétique, on lui atttribua tout naturellement le fauteuil n° 7 en 1974.