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Les anciens conseillers

de CADENAS y VICENT, Vicente

Né à Madrid (Espagne), le 29 avril 1915 : fils de Francisco de Cadenas y de Gaztañaga et de Vicenta Vicent y Nogués : époux de 1) Liliana Guastini y Simoni, 2) Julia Serna López : sans postérité.

Licencié en histoire, journaliste, professeur à l’Ecole de généalogie du Conseil supérieur des recherches scientifiques, directeur de l’Institut Salazar y Castro, il était devenu “Cronista rey de armas” de l’Etat espagnol. Membre de l’Instituto internacional de Genealogia y Heraldica et de nombreuses autres associations hispaniques, il s’intéressant spécialement à l’héraldique muni-cipale, nobiliaire et ecclésiastique, il était l’auteur de nombreux ouvrages sur ces questions, dont on citera notamment un Diccionario Heráldico (1954), un Repertorio de Blasones de la comunidad hispánica (1964-1969, réédité 1987), un Manual de Vexilología (1976) et un Vademécum Heráldico (1984), etc. Il rédigea également d’innombrables articles de plus ou moins grande ampleur dans les revues spécialisées, comme “Hidalguia” dont il était le directeur. En 1982, il fut l’organisateur du somptueux XVe congrès international des sciences généalogique et héraldique à Madrid.

Vicente de CADENASavait été admis d’emblée comme académicien en 1955, lors de l’assemblée générale tenue à Madrid déjà dans le cadre du IIIe congrès international qui entama l’actuelle série dont le XXIVe se tiendra à Besançon en mai 2000, Il avait été appelé au bureau en 1965. On lui attribua le fauteuil n° 49 en 1974. Nommé conseiller honoraire en 1988, il n’a plus apporté de collaboration effective à l’Académie, bien qu’il fût toujours fort actif dans son propre pays. Il a dès lors été considéré comme démissionnaire à la fin de l’année 1997.


FOUREZ,Lucien-Jules-François-Ghislain-Marie

Né à Beclers (Tournai, Belgique) le 3 août 1903 : décédé à Dinant (Belgique), le 4 avril 1976 : fils de Napoléon Fourez et de Julie Devillée : divorcé de Marie-Thérèse Plaquet : sans postérité.

Docteur en droit et docteur en sciences historiques de l’Université de Louvain, ancien avocat au barreau de Tournai, Lucien Foureztermina une carrière de magistrat avec le titre de président honoraire du Conseil de guerre et de vice-président émérite du tribunal de première instance de Tournai. Ancien président de l’Académie royale d’archéologie de Belgique, président de la Société royale d’histoire et d’archéologie de Tournai, conservateur du Musée d’histoire et d’archéologie de cette ville, administrateur de l’Office généalogique et héraldique de Belgique, membre du comité du Service de centralisation des études généalogiques et démographiques de Belgique (S.C.G.D.), il avait été reçu à l’Académie dès mai 1949. Il fut appelé au bureau en 1952 et resta conseiller jusqu’à son décès. En 1974, on lui avait attribué le fauteuil n° 9.

Lucien Fourezétait le grand spécialiste de l’héraldique tournaisienne. Dès 1932, il s’était imposé par sa thèse de doctorat Le droit héraldique dans les Pays-Bas catholiques, une analyse de l’œuvre de Christyn, suivie en 1938 deL’héraldique à Tournai au XIIIe siècle. Officier prisonnier de guerre en Allemagne, il y rédigeaL’héraldique. Manuel d’initiation, qu’il parvint à faire éditer en 1943, illustré des blasons de ses compagnons de captivité. Il publia ultérieurement de très nombreux articles et études sur l’héraldique médiévale, spécialement dans sa région.


HEYMOWSKI, Adam

Né à Poznan (Pologne), le 9 février 1926 : décédé inopinément à Stockholm (Suède) le 8 mars 1995 : fils de Stanislaw Heymowki, avocat, et de Anna Chrzanowska-Nowina : époux de 1) Carin Leche, 2) Ingeborg Lilliestierna : dont postérité des deux mariages.

Après avoir obtenu son baccalauréat à Cracovie, il avait émigré en Suède en 1945. Il y poursuivit des études de sociologie, d’économie politique et de philosophie à l’Université d’Uppsala. Engagé à la Bibliothèque royale de Stockholm depuis 1957, il était en charge du fonds héraldique et aussi, à partir de 1979, ‘bibliothécaire de château’ et conservateur de la Bibliothèque Bernadotte au Palais royal. Secrétaire de la Fondation héraldique Arvid Berghman, il fut également secrétaire puis vice-président du Comité national suédois de généalogie et d’héraldique et, comme tel, délégué pour la Scandinavie à la C.I.G.H. Membre d’honneur de la Société héraldique polonaise, il était le rédacteur des Materialy do biografii, genealogii i heraldyki polskiej. Durant plusieurs années, il avait aussi été chargé par l’Unesco de missions culturelles en Afrique. En 1965, il avait composé les armoiries de la République islamique de Mauritanie et de ses villes : il fonda là-bas le département des manuscrits de la Bibliothèque nationale de Nouakchott.

Adam Heymowskiavait été admis à l’Académie en octobre 1964 et promu académicien un an plus tard. Il fut nommé au bureau par l’assemblée générale de septembre 1970. Le fauteuil n° 24 lui avait été attribué en 1974.

Ses communications à tous les congrès internationaux depuis 1966 et aux colloques de l’A.I.H. étaient essentiellement consacrées à divers aspects de l’héraldique polonaise. Une bibliographie sommaire de ses travaux a été donnée dans la circulaire du secrétaire général n° 101, en avril 1995.


KONARSKI, (dit aussi JAXA-KONARSKI), Szymon,

Né à Bidziny (Pologne), le 26 avril 1894 : décédé à Orléans (Loiret), le 19 juin 1981 : fils d’Alexandre Konarski et d’Octavie Swida : époux de Marie Karsch, sans postérité.

Issu de deux anciennes familles nobles polonaises aux armes Gryf, il avait fait des études commerciales à Cracovie, puis d’ingénieur agronome à Varsovie. Directeur de banque à Varsovie, puis à Paris dès 1939, il suivit en cette ville les cours de l’Ecole des sciences politiques et il obtint la nationalité française. Il avait été membre du comité directeur de la Société polonaise d’héraldique à Varsovie jusqu’en 1939, Il fit ensuite partie de la Société française d’héraldique et de sigillographie. Simon Konarskifit partie de l’Académie lors de la promotion de décembre 1949 en tant que spécialiste de l’héraldique polonaise. Il fut nommé au bureau en 1952 : son état de santé lui fit remettre sa démission en septembre 1970. En 1974, on lui attribua à titre rétroactif le fauteuil n° 21

Parmi ses travaux, sans compter ses nombreuses études et monographies parues dans les revues héraldiques polonaises, on citera La noblesse calviniste polonaise, Varsovie 1936, Les Dames chanoinesses de Varsovie, mai 1744-août 1944, Paris 1952, et surtout son Armorial de la noblesse polonaise titrée, Paris 1958, et sa collaboration à l’ouvrage collectif Le sang de Louis XIV, Braga 1961/1962.

Simon Konarskiétait chevalier d’honneur et de dévotion de l’Ordre de Malte et commissaire aux preuves auprès de l’Association des chevaliers polonais.


Duc deLa FORCE, Jacques-Bertrand-Marie-Joseph-Nompar-Armand de Caumont

Né à Paris, le 29 novembre 1912 : décédé à Lausanne (Suisse) le 7 août 1985 : fils d’Auguste, 12e duc de La Force, de l’Académie française, et de Marie-Thérèse de Noailles : époux de Monique de La Rochefoucauld de la Roche Guyon : dont postérité.

Jacques de Caumont, 13e duc de LaForceen 1961, était archiviste paléographe, sa thèse ayant porté sur Les Occidentaux à Byzance avant 1204. Président de la Fédération nationale de sauvegarde des sites et ensembles monumentaux, inspecteur de la Société française d’archéologie dans la Sarthe, il fut aussi en 1968, le président, puis en 1969 le président d’honneur de la Société française d’héraldique et de sigillographie : également président-fondateur, puis président d’honneur de la Fédération des sociétés françaises de généalogie, d’héraldique et de sigillographie. En novembre 1971, il devint président de la Confédération internationale de généalogie et d’héraldique nouvellement créée : il en sera nommé président d’honneur en 1980. Il était aussi membre de la commission des preuves de l’Association de la noblesse française (A.N.F.)

 

Son exposé sur l’héraldique française au congrès de Salt Lake City en 1969 fut à l’origine de son admission à l’Académie en septembre de cette année-là. Promu académicien lors du congrès des sciences généalogique et héraldique de Vienne en 1970, il fut appelé en même temps à siéger au bureau où il fut réélu en 1975 et 1980. Le fauteuil n° 65 lui avait été attribué en 1974.


LEEMANS néePRINS, Elisabeth Catharina Maria,

Née à Utrecht (Pays-Bas), le 11 mai 1903 : décédée à Leyde, (Pays-Bas) le 3 juin 1984 : fille de Coenraed Prins, officier d’artillerie, et de Marie Isabelle Waller : épouse de Wilhelmus Leemans : sans postérité.

Après avoir fait des études de droit à l’Université d’Utrecht et suivi des cours à l’École des chartes à Paris, Mlle Prinsétait entrée comme archiviste-paléographe aux Archives générales du royaume des Pays-Bas en 1929 : elle y était chargée de la conservation de la collection des sceaux. Membre et archiviste de la Société royale néerlandaise de généalogie et d’héraldique, elle participa à plusieurs congrès internationaux des archives, ainsi qu’aux congrès internationaux des sciences généalogique et héraldique de Bruxelles, Stockholm, Edimbourg et La Haye. Membre du Comité international de sigillographie dès sa création en 1960, elle y avait représenté son pays jusqu’en 1970.

Spécialiste des sceaux des Pays-Bas et des armoiries de cet Etat, elle a publié, en collaboration, deux tomes et divers fascicules des Nederlandsche Kloosterzegels voor 1600 [Les sceaux des monastères néerlandais avant 1600], puis Zegels en Wapen van steden in Zuid-Holland [Sceaux et armoiries de villes en Hollande méridionale]. Ses publications dans diverses revues se sont succédées pratiquement jusqu’à son décès. Elle fournit également des communications aux congrès de La Haye et de Berne.

A sa retraite en 1963, Mme Leemans-Prinsse consacra avec son mari à l’histoire de la noblesse de la principauté d’Orange, dont le troisième tome était en voie d’achèvement lors de son décès.

Elle avait été reçue à l’Académie en décembre 1952 et elle fut élue au bureau en octobre 1964 : elle démissionna de ses fonctions de conseiller en 1980. Le fauteuil n° 27 lui avait été attribué en 1974.


Le JUGE de SEGRAIS, Marie Joseph René

Né à l’Ile Maurice, le 9 mai 1893 : décédé à Nantes (Loire-Atlantique), le 3 juin 1977 : fils d’Alfred Le Juge de Segrais et de Céleste Merlo : époux de Marie Thérèse de Baize : dont postérité.

Après des emplois dans la sucrerie et l’agriculture tropicale, il occupa des fonctions diverses dans une société financière, puis un cabinet d’architecte, pour se consacrer enfin, à partir de 1936, à l’édition. Il fut notamment secrétaire général du comité permanent des Expositions du livre et des arts graphiques français. Il était membre de la Société suisse d’héraldique, correspondant de la Real Academia de la Historia (Madrid).

S’intéressant spécialement au bestiaire héraldique et à l’évolution de ses formes du XIIIe au XIXe siècle, il avait publié en 1938 une série d’articles sous le pseudonyme de Pierre de Pantagnac en vue d’intéresser la jeunesse à l’héraldique Voulez-vous avoir aussi vos armoiries ? Apprenons ensemble à les composer (Revue “Jeunesse magazine”), ainsi qu’un Abrégé de la science du blason. Ce dernier ouvrage remanié et augmenté fut réédité à Lisbonne sous le titre Resumo da ciência do brasão en 1951. Il avait également collaboré au Vocabulaire-atlas en six langues de l’A.I.H. Lors de l’exposition “Emblèmes, totems, blasons” à Paris en 1964, il avait rédigé la notice Nihon no Moncho ou le blason japonais.

René LE Juge de Segraisavait fait partie de l’Académie dès décembre 1949. Il fut appelé au bureau en 1952 et pressenti pour en être le vice-président. Il refusa cependant cette haute fonction et il démissionna en octobre 1964 pour se consacrer à des préoccupations spirituelles. En 1974, on lui avait attribué le fauteuil n° 23.


Comte de LIMBURG STIRUM, Thierry-François-Xavier-Marie-Joseph-Ghislain

Né à Bruxelles (Belgique), le 28 décembre 1904 : décédé à Huldenberg (Brabant flamand), le 13 décembre 1968 : fils du comte Everard de Limburg Stirum et de la baronne Louise Gericke d’Herwijnen : époux de S.A.S. la princesse Marie-Immaculée (des ducs) de Croÿ : dont postérité.

Docteur en droit, candidat en sciences historiques, bourgmestre de la commune de Huldenberg, administrateur de sociétés, héritier de la prestigieuse bibliothèque de son grand-père, il s’intéressa très jeune à la généalogie et surtout à l’iconographie. Président d’honneur de l’Association des descendants des Lignages de Bruxelles, il fonda et présida longtemps aussi le Cabinet belge d’iconographie au sein de l’Association de la noblesse du Royaume de Belgique. Membre du Conseil héraldique de Belgique depuis 1952, il le représenta à des congrès internationaux des sciences généalogique et héraldique. Plusieurs fois président de l’Office généalogique et héraldique de Belgique, dont il était un des co-fondateurs, il en avait été nommé président d’honneur en 1958, après le congrès de Bruxelles qu’il avait présidé.

Membre ou correspondant d’un grand nombre de sociétés d’histoire, d’archéologie et de généalogie, le comte Thierry de LimburgStirumfut un des sept fondateurs de l’Académie en février 1949 et fit partie du premier bureau en 1952. Le fauteuil n° 3 lui avait été attribué en 1974.

Lieutenant de l’Ordre du Saint-Sépulcre pour la Belgique, il était aussi chevalier de la Toison d’Or (branche autrichienne) depuis 1955. Il s’était spécialisé dans l’héraldique et l’iconographie des membres de cet Ordre : son décès inopiné l’empêcha de publier la documentation considérable qu’il avait rassemblée à ce sujet.


MEURGEY de TUPIGNY (*), Jacques Pierre

Né à Paris, le 20 août 1891 : décédé à Paris, le 28 août 1973 : fils de Gustave Meurgey et d’Henriette Rimbaud : divorcé : sans postérité.

*) En juillet 1953, il avait obtenu de pouvoir relever le nom d’une aïeule maternelle née Tupigny.

Immédiatement après la guerre 1914-1918, où il se distingua comme officier, il suivit les cours de l’École des hautes études, puis prépara l’École des chartes en 1921. Archiviste-paléographe, attaché d’abord au Musée des arts décoratifs, il passe ensuite aux Archives nationales, où il terminera sa carrière avec le grade de conservateur en chef, chef de la section ancienne : il sera aussi le secrétaire général des Amis des Archives de France et le président de la Société de l’École des chartes. Ses premières publications héraldiques, qui seront des plus nombreuses, datent de l’immédiat après-guerre 14-18. Elles sont principalement consacrées aux armoiries municipales et ecclésiastiques : son Armorial de l’Église de France (1938) sera couronné par l’Académie des inscriptions et belles-lettres. De 1939 à 1960, il sera également chargé de cours d’héraldique et de sigillographie à l’École des chartes. Il se consacra aussi à la généalogie et rédigea notamment un Guide des recherches généalogiques aux Archives nationales. Membre de la Société des collectionneurs d’ex-libris dès 1916, il participa en 1937 à sa mutation en Société française d’héraldique et de sigillographie, dont il devint finalement le président.

En rapport avec Gaston STALINSdès 1946, Jacques Meurgeysera un des sept membres fondateurs de l’Académie en février 1949. Il fera partie du bureau constitué en 1952 et en restera membre jusqu’à sa démission intervenue en 1970. Le fauteuil n° 4 lui fut attribué en 1974 à titre rétroactif.


NEUBECKER, Hans Werner Otto Friedrich, dit Ottfried

Né à Charlottenburg (Berlin), le 22 mars 1908 : décédé à Wiesbaden (Hesse), le 8 juillet 1992 : fils de Friedrich Neubecker, professeur d’Université, et de Renée von Meyenburg : époux de 1) Annemarie Gieser, 2) Irmgard von Lippe : dont postérité des deux mariages.

Après des études de philosophie et lettres aux Université de Genève, Heidelberg et Berlin, il fut collaborateur scientifique du “Reichskunstwart” de 1927 à 1933. Mis à pied par le régime national-socialiste, il continua cependant à être consulté officieusement par les autorités en raison de ses connaissances encyclopédiques en héraldique et en vexillologie. En 1939, il fut ainsi l’auteur anonyme du remarquable Flaggenbuch der Kriegsmarine. Après 1945, il créa une chaire d’héraldique à l’Université libre de Berlin et il reprit sa collaboration, datant des années 1928-1930, au Konversationslexikon de Brockhaus, au Reallexikon zur deutschen Kunstgeschichte, ainsi qu’à la Neue deutsche Biographie.

 Dans le domaine héraldique et vexillologique, les nombreuses publications du Dr. Neubeckerdébutent dès 1925 : parmi celles-ci, on citera son Deutsch und Französich für Heraldiker, sa participation au Vocabulaire-atlas héraldique de l’A.I.H., la réédition du Wappenbilderlexikon de Renzmann, la version allemande Der Zeichen der Menschen und Völker de l’ouvrage de Wh. Smith, la traduction du Manuel du blason de Galbreath et Jéquier, Heraldik, Wappen: ihr Ursprung, Sinn und Wert, et le monumental Grosses Wappen-Bilder-Lexikon, etc. Membre d’honneur du “Herold” en 1949, pour avoir ressuscité cette prestigieuse association berlinoise, il quitta celle-ci en 1963 pour fonder le “Wappen-Herold” et entamer la publication du bulletinDer Tappert et de l’Algemeine Deutsche Wappenrolle. Cet armorial a consacré 46 pages à sa colossale bibliographie en 1983, lors de son 75e anniversaire.

Le Dr. Neubeckeravait été reçu à l’A.I.H. en décembre 1949 et il fut nommé au bureau en 1964. Le fauteuil n° 30 lui avait été attribué en 1974.

Il fut également président et secrétaire général de la Fédération internationale des associations de vexillologiques (F.I.A.V.), et aussi membre d’honneur ou correspondant de plusieurs associations héraldiques nationales. Ses dons artistiques lui avaient valu de remporter un prix pour l’emblème de la Société des Nations en 1930 déjà et un autre pour les nouvelles armoiries de la ville de Berlin en 1954. En 1956, il obtint le prix “Antoine Duchesne” de l’Instituto internacional de genealogía y heráldica. En 1982, il fut le premier titulaire du prix “Gustaf von Numers” institué en Finlande en faveur des artistes héraldistes de renommée internationale.


SCHEFFER, Carl Gunnar Ulric

Né à Härnösand (Suède), le 22 novembre 1909 : décédé à Stockholm, le 19 juillet 1981 : fils de Carl Scheffer, colonel, et de Gerda Collijn : époux de Märta Gussing, dont postérité.

Après des études aux Universités de Stockholm et de Lund, licencié en droit et philosophie et lettres, attaché militaire adjoint à la légation de Suède à Paris en 1937, il entra aux Archives du Royaume, où il sera nommé conservateur en 1953. Il sera également directeur du service héraldique de l’État en 1955, chambellan, succes-sivement secrétaire à la chancellerie des Ordres chevale-resques du Royaume, secrétaire du grand maréchal de la Cour puis maître des cérémonies. Il avait également été chargé de conférences en héraldique et symbolisme à l’École supérieure des arts décoratifs de 1954 à 1961. En mai 1980, il avait été nommé aussi héraldiste en chef de l’Ordre des Francs-Maçons suédois.

Du fait de ses fonctions au service héraldique de l’Etat, Gunnar Scheffereut la possibilité, durant vingt ans, de composer de nombreux blasons régionaux et communaux, d’une exemplaire simplicité et inspirés des meilleurs modèles médiévaux. Il a aussi publié plus de cent vingt livres, essais et articles sur l’héraldique et les disciplines connexes, et il a présenté d’excellentes communications aux congrès internationaux des sciences généalogique et héraldique.

Gunnar Scheffer avait été le secrétaire général organisateur du Ve congrès à Stockholm en 1960 et il fut président du Bureau permanent des congrès de 1976 à 1979. Il avait été admis à l’A.I.H. lors de l’assemblée générale d’octobre 1964 et nommé conseiller en 1968. Le fauteuil n° 14 lui fut attribué en 1974.


WAGNER, Sir Anthony Richard

Né à Londres (Angleterre), le 6 septembre 1908 : y décéde le 5 mai 1995 : fils d’Orlando Wagner et de Monica Bell : époux de Gillian Graham, dont postérité.

Issu d’une famille silésienne établie en Angleterre au début du XVIIIe siècle, il avait fait ses études à Eton et au Baillol College à Oxford. Entré derechef au College of Arms comme Portcullis Pursuivant en 1931, Richmond Herald en 1943, il fut promu Garter Principal King of Arms en 1961. Démissionnaire à la limite d’âge en 1978, il avait été nommé à vie Clarenceux King of Arms. Son rôle au College of Arms fut des plus important, tant au point de vue technique, qu’administratif et financier.

Anthony Wagner fut l’auteur du catalogue de l’exposition commémorative du 450e anniversaire de l’institution du College of Arms en 1934, ainsi que des catalogues d’armoriaux médiévaux anglais publiés en 1939, 1948 et 1972, des manuels Historic Heraldry of Britain et des Records and collections of the College of Arms. Son Heraldry of England reste un ouvrage de référence. On citera aussi Heralds and Heraldry in the Middle Ages, Heraldry in England ainsi que, dans le domaine généalogique: English Genealogy, English Ancestry, Pedigrees and Progress, Heralds and Ancestors. Sir Anthony avait créé le musée héraldique de la Tour de Londres, qu’il dirigea de 1978 à 1983 et il collaborait à la rédaction du nouveau Papworth. Frappé de cécité en 1983, il continua néanmoins à dicter son autobiographie A Herald’s World, publiée en 1988.

Il était également administrateur de la National Portrait Gallery, membre du conseil du National Trust et du Georgian Group et, pendant vingt-cinq ans, il siégea au Royal Mint Advisory Commitee. Il était aussi membre du conseil de la Harleian Society.

Admis à l’A.I.H. le 9 juillet 1950, il avait été appelé au bureau en novembre 1965. En 1974, on lui avait attribué le fauteuil n° 43. Ayant renoncé à siéger, il fut nommé conseiller honoraire en septembre 1975.