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Les anciens trésoriers

ARIÈS, Jean Christian

Né à Vauclin (Martinique), le 21 mars 1909 : décédé à Nantes (Loire Atlantique), le 16 novembre 1994 : fils d’André Ariès et d’Emilie Asselin : époux de Marthe Domergue, dont postérité.

Administrateur du Musée de l’Armée jusqu’à son décès, auteur d’un ouvrage sur les armes blanches militaires françaises, il s’intéressait aussi à l’héraldique militaire du XVIIIe siècle et il avait réalisé un armorial des maréchaux et généraux français de cette époque. C’est ainsi qu’il était entré en relations avec Gaston STALINS et Jacques MEURGEY avant même la création de l’Académie. Il accepta d’en être un des fondateurs et même le trésorier, fonction qu’il ne semble toutefois pas avoir exercé en fait, puisqu’il y fut remplacé dès mars 1950.

Trop occupé par ses activités professionnelles de négociant en vins, il semble du reste n’avoir guère participé aux travaux de l’A.I.H., dont il démissionna dès fin 1951, lorsqu’il quitta Paris pour s’installer définitivement à Nantes pour ses affaires. En 1974, on lui attribua néanmoins le fauteuil n° 2 au titre de membre fondateur.


ORBEC, Marcel, Nicolas, Auguste

Né à Moscou, le 14/26 mars 1894 : décédé à Paris, le 20 avril 1979 : fils d’Alexandre-Victor Orbec et de Barbe de Wesselowski : époux de Sophie de Strechnev, dont postérité.

Issu d’une famille d’industriels français établis en Russie vers 1860, il était agrégé en mathématiques pures de l’Université de Moscou. Rentré en France en 1918, devenu directeur administratif et secrétaire du conseil d’administration d’une société pétrolière, il se passionna pour les questions historiques et spécialement pour l’héraldique et la généalogie. Membre de la Société française d’héraldique et de sigillographie et de différentes sociétés savantes départementales, il entra ainsi en rapport avec Gaston STALINSet l’Académie internationale d’héraldique. Il y fut admis dès décembre 1949, comme spécialiste de l’héraldique russe, et il fut nommé trésorier en mars 1950. Il démissionna de cette fonction à la date du 1er janvier 1967.

Marcel Orbec était titulaire d’une médaille d’or de l’Académie des sciences morales et politiques pour y avoir mis en œuvre la Fondation Ernest Schlumberger. Il a publié, entre 1959 et 1965, plusieurs études généalogiques et héraldiques dans des revues spécialisées.

Le fauteuil n° 32 lui avait été attribué en 1974.


MÜHLEMANN, Louis

Né à Unterseen (Berne, Suisse) le 26 juillet 1922 : décédé à Zollikon (Zürich) le 15 décembre 1988 : fils de Karl-Fr. Mühlemann et de Louise von Euw : époux d’Anni Lanzendörfer, dont postérité.

Après une enfance parisienne, il revint en Suisse en 1938 pour y effectuer des études économiques, qui l’ont amené à occuper des fonctions importantes dans des sociétés commerciales. Mais, depuis son jeune âge, Louis Mühlemann s’intéressait aux armoiries, drapeaux et uniformes : il charmait ses loisirs en blasonnant à la fois en français et en allemand. Par ce passe-temps, il entra en rapport avec des héraldistes suisses et français. Dès 1951 il fut admis à la Gilde des héraldistes zurichois, dont il sera le président de 1967 à 1972. En 1953, il avait été reçu à la Société suisse d’héraldique, dont il devint président en 1965 et dont il était le représentant à la Confédération internationale de Généalogie et d’Héraldique (C.I.G.H.), où il était également commissaire aux comptes. Il créa en 1967 la Société suisse de vexillologie, qu’il présida jusqu’en 1987, et qui fut cofondatrice de la Fédération internationale des associations vexillologiques (F.I.A.V.) dont il sera le premier président jusqu’en 1973. Il était également bourgeois de Böningen .

Parmi ses nombreuses publications vexillologiques et héraldiques, reprises aux tables 1954-1976 des Archives héraldiques suisses, on retiendra son monumental Wappen und Fahnen der Schweiz (paru en 1977 et réédité en 1980) et sa participation à la partie héraldique des ouvrages sur les cantons et communes de Genève, Lucerne, Thurgovie et Valais (aux éditions Ketty & Alexandre à Chapelle-sur-Moudon). Louis Mühlemannavait également créé les emblèmes héraldiques de la république du Gabon et de ses subdivisions administratives.

Louis Mühlemann avait été admis à l’Académie internationale d’héraldique en juin 1966. Un an plus tard, il fut appelé au bureau et nommé trésorier. Il renonça à sa double fonction en septembre 1977, refusant modestement tout honorariat. Le fauteuil n° 40 lui avait été attribué en 1974.