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Les anciens secrétaires généraux

OLIVIER, Eugène Victor

Né à Paris, le 17 septembre 1881 : décédé à Paris le 5 mai 1964, fils d’Adolphe Olivier et de Marie Aubry : époux de MadeleineDemasure : dont postérité

Docteur en sciences, professeur à la Faculté de médecine de Paris, médecin-expert près les tribunaux, élu membre de l’Académie de chirurgie en 1953, c’était en outre un grand collectionneur, qui avait réuni la plus étonnante collection d’ex-libris anciens jamais réalisée et classée en France : spécialiste des marques postales, il était en outre président de l’Académie de philatélie. De 1944 à 1951, il fut le président de la Société française d’héraldique et de sigillographie, puis son président d’honneur en 1952. Il figure parmi les cinq premières personnes réunies chez Gaston STALINS, le 9 février 1949 à Paris, pour fonder l’Académie, dont il accepta même d’être le secrétaire général.

Néanmoins assez réticent, il n’exerça jamais cette fonction en fait, se désintéressa rapidement de l’Académie et donna sèchement sa démisssion à la date du 9 mars 1951. Le fauteuil n° 5 lui fut cependant attribué lors de la mise en ordre de la liste des membres de 1974.


PIRLOT de CORBION, Edmond-André-Victor-Pascal-Marie

Né à Liège (Belgique) le 26 avril 1886 : décédé à Chinon (Indre-et-Loire, France) le 24 avril 1972 : fils d’EdmondPirlot et de Marie Minette : époux de 1) Louisa Meeus, 2) Françoise-Marie-Etiennette Aubaret, dont postérité du premier mariage.

Docteur en droit de l’Université de Liège, né dans une très ancienne famille lignagère du Condroz dont treize descendants ont obtenu en 1954 l’adjonction du nom de Corbion, André Pirlots’était très tôt préoccupé de questions héraldiques. Il s’est spécialisé dans l’étude des familles lignagères issues de chevaliers tant en ligne masculine que féminine, caractéristiques des hauteurs de la région de Ciney.

Installé à Paris après la guerre 1914-1918, devenu membre de la Société française d’héraldique et de sigillographie, il était ainsi entré en relations avec Gaston Stalins, qui le fit admettre à l’A.I.H. dès décembre 1949. Il en fut nommé secrétaire général après le décès du fondateur en 1952 et il exerça cette fonction jusqu’en 1964. Ayant quitté la capitale française pour Chinon, il démissionna de la plupart des associations dont il était membre et de l’Académie en juin 1965.

Les travaux d’André Pirlotde Corbion,basés sur les archives du Condroz, ont ouvert des horizons nouveaux aux héraldistes et aux généalogistes. Par arrêté du Roi des Belges en date du 18 août 1971, il avait, avec trois autres membres de sa famille, obtenu concession de noblesse : il décéda sans avoir levé les lettres patentes nécessaires pour rendre cette faveur effective.

En 1974, le fauteuil n° 33 lui avait été attribué rétrospectivement.

Son successeur au secrétariat général de 1964 à 1988, le baron PINOTEAU,est actuellement le second vice-président de l’A.I.H. (Cf. infra, chapitre 9).