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Les anciens vice-présidents

CLOTTU, Olivier-Gaston

Né à Saint-Blaise (Neuchâtel, Suisse), le 7 septembre 1910, y décédé le 27 janvier 1997 : fils d’Olivier Clottu et d’Hélène Zaugg-Girard : époux de Simone Jacot-Guillarmod : dont postérité.

Après des études et des stages de médecine à Bâle, Vienne, Zurich, Lausanne et Londres, il avait ouvert un cabinet de médecine générale dans sa ville en 1938. Membre du Conseil général de Saint-Blaise de 1940 à 1984, auteur d’une remarquable étude de cette localité, il en avait été nommé bourgeois d’honneur en 1959 : Salt Lake City (Utah, USA) le fit citoyen d’honneur en 1970. L’Université de Neuchâtel lui avait décerné en 1980 le titre de docteur ès lettreshonoris causa : c’est à cette Université qu’il a d’ailleurs légué sa bibliothèque.

Historien découvreur d’archives, arrivé à l’héraldique par la généalogie, le dr Clottuavait été reçu à l’A.I.H. en 1964, membre du bureau en 1973, il avait été nommé premier vice-président en 1980, fonction à laquelle il renonça en 1991. Le fauteuil n° 7 lui avait été attribué en 1974.

Il fut également vice-président de la Société suisse d’héraldique de 1968 à 1996 et son délégué auprès de l’Académie suisse des sciences humaines depuis 1960, membre de la Société suisse d’études généalogiques et de l’Institut neuchâtelois, rédacteur de langue française et rédacteur en chef des Archives héraldiques suisses et d’Archivum heraldicum.Membre de la commission scientifique du IXe congrès international des sciences généalogique et héraldique à Berne en 1968, il avait activement participé à l’édition du recueil de celui-ci. Il avait énormément publié : ses travaux sur les dynastes locaux suisses et les armoiries bourgeoises et paysannes font autorité. Ses analyses bibliographiques ne se comptent pas. En 1974 déjà, il avait reçu le “prix Arvid Berghman” pour l’ensemble de son œuvre. Également artiste de talent, il avait aussi dessiné des ex-libris, des vitraux, notamment pour sa paroisse.

La bibliographie du dr Clottu a été publiée dans les “Archives héraldiques suisses”, 1997, table p. 151-154.


Marquis de SÃO PAYO, dom António Pedro Maria-da-Luz de SÃO PAYoMeLlOeCastro MONIZTORRESe LUSIGNAN.

Né à Porto (Portugal) le 24 juillet 1902, décédé à Lisbonne le 5 juin 1981 : fils de Manoel Antonio de São Payo Melo e Castro et de Maria Madalena de Azevedo Teixeira de Aguilar : époux de Maria do Carmo de Sárrea Caldeira Castel-Branco : dont postérité.

Licencié en droit de l’Université de Lisbonne, ancien avocat, secrétaire de légation, également secrétaire général de la Croix-Rouge portugaise en 1945-1946, il fut notamment président de la commission d’héraldique et de généalogie de l’Association des archéologues portugais, délégué de celle-ci aux congrès internationaux d’histoire et d’héraldique et de généalogie à Barcelone en 1929. Membre fondateur en 1929 et président de l’Institut portugais d’héraldique, il était aussi membre correspondant de l’Académie portugaise d’histoire (dont il fut le délégué au 3e congrès international de généalogie et d’héraldique à Madrid en 1955) et membre de l’Instituto internacional de genealogía y heráldica (Madrid). La bibliographie du marquis de SãoPayo comporte un nombre considérable d’études d’histoire, de généalogie et d’héraldique parues dans différentes revues portugaises et étrangères, ainsi que dans les Annales de l’Académie portugaise d’histoire.

Admis à l’Académie en août 1960, il fut appelé au bureau et nommé premier vice-président lors de l’assemblée d’octobre 1964. A sa sortie de charge en 1980, il fut nommé vice-président d’honneur. En 1966, il avait fondé le prix biennal à son nom destiné à promouvoir les recherches internationales dans le domaine de la science et de l’art héraldiques. Il fut aussi le premier président de la commission des prix de l’A.I.H. instituée en 1970. Le fauteuil n° 36 lui avait été attribué en 1974.